Arts & Culture

Le 10e anniversaire du Gala des Arlequins.

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Le jury lors du festival de théâtre amateur de la Tour de Peilz en Suisse


Le Gala des Arlequins tenu chaque année par la Fédération du Théâtre amateur du Québec a 10 ans! Cette célébration a été pensée au Témiscamingue, il y a de ça une décennie. Chaque année, la remise de prix a lieu dans une ville différente. Pour l’édition 2017, Laprairie sera l’hôte avec des invités de marque tels que Chantal Lamarre et Arlette Cousture.

Réal Couture, metteur en scène du Théâtre de la Loutre et président de la Fédération du théâtre amateur du Québec avait eu l’idée d’organiser un gala afin de reconnaître le travail des troupes amatrices et de valoriser l’apport social et culturel du théâtre amateur. Le Témiscamingue avait alors pris en charge l’organisation du Gala. Encore aujourd’hui, les capsules vidéo de présentation des nominés sont réalisées par Guillermo Patterson et l’estampe remise aux gagnants est une œuvre de Jacynthe Lavigne.

Le jury est aussi constitué de témiscamiens : Karine McFadden et Gérald Morin sont juges cette année. Leur défi est de distinguer des talents exceptionnels parmi une quantité impressionnante de 68 productions. Jeu, mise en scène et scénographie sont alors évalués afin de décerner des prix aux pièces qui se démarquent.

Selon Réal Couture, c’est un événement très prisé par le milieu. « Chaque année, nous sommes surpris par le nombre de candidatures reçues. C’est en constante augmentation, même après dix ans. Ça nous surprend chaque fois »!

 

Bilan de la conférence de Réal Couture à Annecy

Monsieur Couture en profite pour parler de sa tournée en Europe. Il était au festival de Théâtre amateur d’Annecy en France où il a donné une conférence et animé une discussion ainsi qu’à la Tour de Peilz en Suisse, où il était membre du jury d’un festival. « Ça a été une belle occasion de faire de la promotion touristique et de faire connaître nos dramaturges québécois », raconte-t-il.

Pour le passionné de culture qu’il est, l’expérience a aussi été l’opportunité d’identifier des enjeux récurrents qui concernent le théâtre amateur à travers la Francophonie. « La précarité financière des troupes de théâtre amateur est préoccupante. C’est 90% du budget qui dépend des revenus à la billetterie. C’est un phénomène qui fait en sorte que nous n’osons pas aller faire du théâtre moins conventionnel, comme le théâtre clownesque, gestuel, tragique ou expérimental », exprime monsieur Couture. Lors de son passage à La tour, monsieur Couture a pu voir une pièce gestuelle de 75 min qui a d’ailleurs gagné le prix de la meilleure production. « C’était tout un travail de chorégraphie et de synchronisation. Une façon unique de raconter! En Europe, les festivals sont une occasion unique qui permet justement aux troupes de diversifier leur type de production puisque le public est au rendez-vous et prêt à faire des découvertes », constate-t-il.

« Le manque de relève est aussi une préoccupation un peu partout. On souhaite faire valoir auprès de nos gouvernements l’importance de mettre les jeunes en contact avec le théâtre dans un contexte scolaire. Il faut assurer une relève chez les artisans du théâtre, mais aussi au sein du public. La dimension humaine du théâtre, l’absence du quatrième mur, nous amène plus loin! », soutient-il.

About the author / 

Mathilde Mantha

Passionnée de lecture, d’écriture, d’art et de culture, elle a fait des études collégiales en littérature. Son désir de relever des défis l’a conduite au sein de l’équipe du journal le Reflet où elle peut contenter en partie, sa curiosité et son avidité d’information.