Actualités, Arts & Culture

70 bougies pour la Société d’Histoire du Témiscamingue

0 117

C’est en 1949 que la Société d’Histoire du Témiscamingue (SHT) fut fondée et constituée en corporation. Cet organisme sans but lucratif, entièrement voué à l’acquisition et à la diffusion de l’histoire témiscamienne, fête son 70e anniversaire. Pour souligner l’événement, une projection de 70 minutes a eu lieu au Théâtre du Rift le vendredi 29 novembre.

L’idée de la projection est celle de Jean-Yves Parent, ex-président du conseil d’administration. Même si le contenu pensé initialement a changé, l’initiative de présenter un montage fut conservée. Cette projection ouvre une porte sur les archives de la SHT en plus de présenter les réalisations de l’organisme au fil des ans. Il s’agit, entre autres, d’un amalgame de photos, d’entrevues vidéo, de capsules historiques vidéo et audio, un montage réalisé par Claude Lemieux.

Le mandat et les défis

L’acquisition, la conservation et la diffusion de l’histoire témiscamienne font partie des trois mandats de la SHT. Conférences, expositions, publications, parutions dans les différents médias, tout est archivé. « La SHT acquiert sa documentation à travers différentes associations, comme l’AFEAS, les Richelieu, et des archives privées venant de familles. Tout ce qui est du domaine public appartient à la BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec). La SHT est agréée et subventionnée par la BAnQ depuis 2002. Maintenant, nous devons faire une demande d’agrément aux deux ans. La SHT peut être agréée et subventionnée ou tout simplement agréée sans financement », explique Cécile Herbet, directrice-archiviste à la SHT. D’ailleurs au sujet du financement, madame Herbet précise qu’il s’agit là, sans contredit, du plus grand défi. « Depuis 2016, on nous demande de renouveler notre agrément. On doit fournir 35 % du budget et aller chercher des sous dans le milieu. Aux deux ans, ça revient vite et on espère que cela changera pour cinq ans. »

Les projets futurs

Outre cette projection, une autre activité est prévue pour souligner le 70e anniversaire de la SHT. Il s’agit de la lecture des lettres de Jules Maillard par Odette Caron. Le tout aura lieu en décembre, à la Galerie du Rift. Quant aux projets à venir pour la SHT, la directrice-archiviste mentionne la possibilité de reprendre la soirée de poésie. L’objectif des années à venir est de maintenir le membership actuel et de garder l’œil ouvert sur le patrimoine et l’histoire afin de conserver le plus possible tout ce qui se rapporte à la région.

Les moments marquants

Pour terminer, madame Herbet résume les moments qui ont marqué l’histoire de la Société d’Histoire du Témiscamingue.

1949 : Naissance de la SHT, le but premier étant de sauvegarder la Maison du Frère-Moffet, autrefois appelée Maison du colon.

1950 : Acquisition de la Maison du colon.

1960 : Première exposition présentée à la Maison du colon.

1973 : Pilotage lors des Jeux du Québec.

1979 : La Maison du colon est classée et reconnue par le ministère des Affaires culturelles.

1980 : Ouverture de la Maison du colon.

1986 : Participation active au Centenaire de Ville-Marie.

Par la suite, la SHT parraine des douzaines de projets, elle produit plusieurs brochures et elle continue d’acquérir de la documentation concernant l’histoire témiscamienne.

1998 : La SHT fête ses 50 ans. On organise un souper et une conférence sur la justice au Témiscamingue. La conférence est donnée par Maître Gilles Desjardins et plus de 120 personnes participent à cet événement. Lors de cette même année, des « Jeudi de l’histoire » sont organisés.

2002 : La SHT reçoit l’agrément (elle est reconnue par la BAnQ) et elle devient un centre agréé d’archives privées. Elle reçoit environ 200 demandes de recherche par année.

2003 : Subvention du Fonds jeunesse Québec pour produire 9 vignettes historiques en collaboration avec la Maison des Jeunes du Témiscamingue.

Par la suite, la SHT produit 28 capsules audio diffusées sur les ondes de CKVM. Elle organise des expositions à la Caisse populaire de Ville-Marie sous différents thèmes. Elle diffuse l’histoire de différentes manières. Elle publie une fois par année La Minerve, un petit journal destiné à ses membres. Elle a un membership de plus de 500 membres annuellement et ce, depuis une dizaine d’années. Elle acquiert, elle traite et elle conserve toute documentation reçue du public.

About the author / 

Dominique Roy