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Alek Bélanger, du cinéma au mannequinat

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Depuis déjà quelques années, Alek Bélanger, originaire de Temiskaming Shores, trime d’arrache-pied pour se construire une solide réputation dans le domaine artistique. D’abord connu pour la réalisation de courts métrages, dont certains lui ont permis de remporter les honneurs lors de concours et de festivals, voilà que l’artiste multidisciplinaire baigne maintenant dans le monde très sélect du mannequinat.

Étudiant à Toronto dans le domaine du cinéma, Alek a eu la chance de participer à certaines productions cinématographiques en étant derrière et devant la caméra. Aussi, pour payer ses études, l’étudiant s’est créé son propre emploi en se spécialisant dans la production de vidéo de mariage. La période estivale est donc très achalandée pour le jeune homme qui immortalise sur vidéo la journée unique et magique de nouveaux mariés. « Sans ces contrats, je ne pourrais pas vivre à Toronto. Je me trouve chanceux. Ça me permet de voyager. Mais cet été devrait être mon dernier pour réaliser les vidéos de mariage, parce que je veux changer de focus », explique-t-il.

Et ce focus, sa nouvelle passion, c’est le mannequinat qui prend de plus en plus de place dans son quotidien. Sa carrière a commencé il y a deux ans. D’abord, en solo, il s’est créé un portfolio qui lui a ensuite permis de joindre l’agence torontoise B&M Models. « Ma mère est photographe. Depuis que je suis jeune, j’aime poser pour elle. Je pense que c’est de là qu’est venue ma passion. » Depuis la dernière année, Alek a participé à plusieurs « photo shoots » et « castings » qui lui ont permis de décrocher des contrats, entre autres, pour le designer Zane Barläs et le photographe McKenzie James en plus de parader lors du Toronto Men’s Fashion Week, un prestigieux événement annuel lié au monde de la mode à Toronto.

Depuis peu, voilà qu’il travaille de façon régulière pour la marque de vêtements Bluenotes. « Au début, quand ils m’ont engagé, c’était pour porter des pantalons. On ne voyait pas mon visage, on voyait juste les pantalons. Aujourd’hui, on peut voir mon visage sur leur site web, Instagram et d’autres réseaux sociaux. J’ai des contrats avec eux à chaque semaine parce qu’ils ont des nouveaux vêtements constamment. C’est une job à temps partiel pendant que je suis aux études. Je le sais qu’ils pourraient arrêter de m’appeler demain, mais chaque fois que je me présente, j’essaie d’avoir l’air professionnel pour leur montrer que je ne suis pas un modèle pour une seule journée. J’adore travailler avec eux. »

Concernant le monde de la mode, le jeune mannequin se dit témoin du changement de l’industrie. De plus en plus, il voit des hommes et des femmes aux gabarits qui sortent des standards de minceur. Il parle même de sa figure considérée comme étant plus ronde et qui, autrefois, n’aurait probablement pas répondu aux exigences du milieu. « Pour moi, tout est une question d’attitude, de personnalité et de confiance. Il faut se vendre, convaincre que tu es la personne idéale pour eux. » Alek Bélanger a vite compris qu’il devait trouver sa marque de commerce, le je-ne-sais-quoi qui le distingue des autres, et le fait d’être bilingue lui ouvre des portes inespérées puisque de nombreux designers et photographes réputés viennent de l’Europe. Bien souvent, il est le seul à parler le français parmi les candidats présents à une audition, et il exploite cette force à son meilleur. D’ailleurs, il réfléchit à la possibilité de s’installer en Europe dans un avenir proche pour poursuivre sa carrière de mannequin, mais aussi d’artistes visuels. Parce qu’en plus du cinéma et du mannequinat, il fait de la peinture et vend des toiles!

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Dominique Roy