Arts & Culture

Annabelle Gingras et Juliette Lefebvre-Tardif chantent en France

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Annbelle Gingras, Shannie Roberge et Juliette Lefebvre-Tardif

Du 6 au 10 juin derniers se tenait le Festival International de Musique Universitaire (FIMU) de Belfort. Deux Témiscamiennes d’origine, Annabelle Gingras et Juliette Lefebvre-Tardif, s’y sont rendues grâce à leur victoire à Cégeps en Spectacle avec Shannie Roberge, un autre vainqueur, pour présenter une heure de chansons au public de ce festival international.

Ç’a été une expérience incroyable, autant pour Annabelle Gingras que pour Juliette Lefebvre-Tardif. Leur séjour a commencé par une première journée à Paris avant de prendre le train pour se rendre à Belfort. Elles ont donc rencontré les familles d’accueil où elles allaient habiter et ont pu visiter la place et découvrir son historique. Le samedi soir, elles ont présenté leur heure au Théâtre Granit International. Le dimanche soir, elles se représentaient à la Salle des Fêtes, qui est une immense salle. Finalement, elles ont eu la chance de débuter le « Jam » de la soirée du dimanche qui se déroulait sous le chapiteau des artistes.

« C’était un autre monde complètement. Nous avons eu un accueil incroyable et nous vivions réellement la vie de spectacle, d’artiste. Ce fut un séjour inoubliable » m’avoue Annabelle Gingras. Dans son expérience, ce qui l’a le plus stressée a été le voyage en avion, chose qu’elle n’avait jamais faite, et le fait de faire un voyage sans ses parents. « Comme il ne s’agissait pas d’un concours, mais d’une performance, je n’ai pas vécu de stress pour le spectacle, je l’ai vécu dans un plaisir complet », partage madame Gingras. Ce qui lui a le plus plu, dans son voyage, a été leur performance dans la Salle des Fêtes. « C’était une grande salle de spectacle, mais on voyait le public. Nous n’étions pas aveuglées par l’éclairage, ce qui faisait qu’on se sentait vraiment avec les gens. Je me sentais si bien, une heure de spectacle ça permet vraiment d’installer quelque chose et de se lier avec la foule », détaille Annabelle Gingras. Elle a aussi particulièrement apprécié la visite de Belfort et la découverte son histoire, même plus que Paris.

Le public français était assez différent du public auquel les jeunes femmes étaient habituées. Il s’agissait d’un public très à l’écoute; ils étaient calmes, assis, et n’applaudissaient pas dans les chansons, seulement entre.

« Ils buvaient nos paroles. Nous étions dans des salles intérieures, ce qui veut dire que les gens dans la salle avaient décidé de venir nous écouter. Un peu avant d’interpréter Le Québec en berne des Cowboys Fringants, j’expliquais le contexte de la chanson lorsque des gens du public ont crié « Vive le Québec libre ». C’était incroyable », se souvient Juliette Lefebvre-Tardif.

À la fin de la représentation, les spectateurs sont venus les voir. « Ils nous félicitaient, mais nous remerciaient également de représenter la langue française, de nous battre pour notre langue. On sentait chez eux une certaine fierté à être nos « cousins » français et de voir des jeunes engagés », raconte madame Lefebvre-Tardif. Juliette Lefebvre-Tardif désirait vraiment offrir un spectacle de qualité lors de leur passage. Elles partageaient la scène avec Shannie Roberge, de la Gaspésie, ce qui les a empêchés de se pratiquer ensemble avant leur arrivée en France. « Nous avions pratiqué chacune de notre côté, mais c’est la veille de notre premier spectacle que nous avons enfin fait cette pratique qui est devenue notre générale. Je voulais donner la meilleure performance possible » explique-t-elle. En contrepartie, partager la scène avec ces deux acolytes a été une merveilleuse expérience et ce qu’elle a le plus apprécié de son voyage, c’était le « Jam » du dimanche soir. « Nous avons débuté et rapidement, des Français, des Arméniens, des Portugais nous ont rejoints. Il n’y avait plus de frontières, de pays, de religion. Tout ce qui restait, c’était la musique et j’étais fière d’avoir parti cela avec les filles. C’est une expérience inoubliable, pour toujours je me rappellerai, et plusieurs se rappelleront, que les Québécoises ont parti le « jam » du FIMU 2019 » termine Juliette Lefebvre-Tardif.

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Claudelle Rivard