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Au féminin

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De plus en plus, on parle des femmes, du féministe et de cette réalité d’inégalité qui cherche encore à ramener un équilibre entre les sexes. À pas de souris, les débats avancent et, cette année, la journée internationale des femmes a décidé de mettre de l’avant les droits des femmes et le respect de celles-ci. Au Témiscamingue, on remarque trois organismes communautaires qui mettent la main à la pâte pour le bien-être des femmes, il s’agit de la Maison d’Hébergement l’Équinoxe, le Centre d’Aide et de Lutte contre les Agressions à Caractère Sexuel (CALACS) et le Centre des femmes du Témiscamingue.

Pour Stéphanie Coutu, coordonnatrice à la Maison d’Hébergement l’Équinoxe, le respect des femmes commence par les considérer comme une personne égale aux autres. « Ce n’est pas parce que tu es une femme que tu n’as pas les mêmes droits. Il faut respecter la femme sous toutes ses formes, dans son corps, dans ses pensées, dans ses choix et dans son rythme » soutient madame Coutu. La première chose à faire pour se respecter, c’est de s’écouter. Il faut prendre conscience de ses propres besoins afin de vivre en fonction de ceux-ci, et non en fonction de ceux des autres ou de ceux qui sont véhiculés par la société. « Lorsque l’on prend conscience de ses besoins personnels, on peut alors les respecter et prendre la décision de se choisir et de se prioriser dans la vie », ajoute-t-elle. La Maison d’Hébergement l’Équinoxe offre tous les services pour les femmes et les enfants en contexte de violence conjugale. Il y a, bien sûr, l’hébergement, mais aussi les services d’intervention, de soutien téléphonique, de rencontres individuelles ou de groupes, de prévention et de sensibilisation.  

Pour Mireille Prieur, coordonnatrice et intervenante au CALACS, il faut respecter les droits des victimes d’agression à caractère sexuel, mais également la liberté de la femme d’être ce qu’elle est et de ne pas être étiquetée. « Les victimes ont souvent peur d’être jugées à cause de leur attitude ou de leurs vêtements. Une personne n’est pas moins victime parce qu’elle portait une mini-jupe ou un gilet sexy. Elle doit avoir le droit d’être comme elle est sans avoir peur d’être agressée », explique madame Prieur. Il faut apprendre à se soutenir et être solidaire. Un geste qui peut faire une différence est de relever lorsqu’on entend des jugements ou des paroles désobligeantes à l’égard d’une femme. « Une femme a la liberté de s’habiller comme elle le désire, sans commentaires désagréables d’hommes ou de femmes à son égard. Il faut être capable de se dire entre nous que nos paroles sont déplacées et prendre le bord de la victime. Remettre en question ces mythes et préjugés pourrait occasionner de grands changements », de dire Mireille Prieur. Le CALACS offre une aide aux femmes qui ont été victimes d’agressions sexuelles, que ce soit présentes ou passées. L’organisme communautaire peut également accompagner l’entourage des victimes, que ce soit homme ou femme, pour les aider à soutenir la victime, savoir quoi dire par exemple.

Pour Caroline Saucier, travailleuse communautaire au Centre de Femmes du Témiscamingue, le non-jugement de soi et des autres serait un bon pas dans la direction du respect de la femme et de ses droits. « Il faut savoir passer du « je » au « nous ». Dans un esprit de communauté, il faut savoir nommer les choses et en parler. Il faut être capable de parler de sexualité et de l’image du corps. Acceptons la diversité des corps, des façons de faire et de penser », partage madame Saucier. Lorsqu’on se retrouve dans une situation ou devant un jugement, il faut savoir les nommer et les dénoncer et ne pas se déresponsabiliser, car soit parce qu’on ne connait pas la personne, ou parce qu’on n’est pas touché. Le Centre de Femmes du Témiscamingue offre des services d’accueil et d’accompagnement pour toutes femmes le désirant. Leur mission regroupe plusieurs services, que ce soit des ateliers, des activités, des actions collectives, des collaborations et de la sensibilisation, entre autres. « Nous tentons de répondre aux besoins que les femmes du Témiscamingue vivent et nous leur offrons un lieu de rencontre », précise Caroline Saucier. Leurs actions sont nombreuses et touchent plusieurs volets pour le bien-être des femmes.

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Claudelle Rivard