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Au revoir madame Hélène

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Ma première rencontre avec Hélène Gaudet Lessard a eu lieu en première secondaire à l’école Marcel-Raymond. Elle était ma professeure d’anglais et à mes yeux d’adolescente de 12 ans, elle était une personne d’un certain âge (à 12 ans, dans ma tête, toutes personnes de plus de 35 ans étaient une personne d’un certain âge!), gentille, mais qui prenait sa retraite à la fin de l’année. Elle essayait de nous transmettre les notions d’anglais le mieux possible à un groupe indiscipliné de jeunes prépubères qui se croyaient au-dessus de la mêlée parce qu’ils étaient enfin des grands du secondaire.

L’année suivante, alors que je commençais à travailler au défunt Journal Le Témiscamien, nos chemins se sont croisés de nouveau. C’est à cette période que la rencontre avec cette femme est devenue significative à mes yeux. Madame Gaudet Lessard était pigiste pour le journal alors que j’apprenais les balbutiements de la conception d’un journal avec l’arrivée des ordinateurs. Chaque fois qu’elle arrivait au bureau, c’était avec un sourire et un positivisme qui rayonnaient sur tout le monde. Elle aimait écrire, mais avant tout, elle aimait partager les histoires des gens. Au fil de ses articles, elles faisaient découvrir les gens, les événements, elle faisait briller le Témiscamingue.

Nos chemins se sont séparés alors que je faisais le saut chez le compétiteur, le journal Le Reflet. Malgré tout, lorsque l’on se retrouvait au même événement, les relations étaient toujours cordiales. Elle prenait la peine de s’informer sur comment je me débrouillais dans l’évolution de ma carrière, de ma vie. Elle avait cette bienveillance, cette douceur qui me plaisait tant.

En 2008, alors que le journal Le Témiscamien fermait, je l’ai rapidement approché pour qu’elle devienne collaboratrice au Reflet. J’avais le plaisir de travailler avec elle de nouveau. Son âge n’a jamais été un obstacle, elle était curieuse et allumée. Elle a écrit plus de 200 chroniques au fil des années, qu’elle a regroupé en un recueil en 2009. À travers sa plume, tout semblait plus beau et elle était une fière ambassadrice de la culture, mais surtout du Témiscamingue.

Vos écrits nous manqueront, madame Gaudet Lessard.

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Karen Lachapelle