Arts & Culture

Un auteur-conteur témiscamien en performance en région!

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            Crédit photo : Caroline Perron


 

Ça fait quelques étés déjà que le Journal le Reflet s’intéresse aux projets de Frédérik Fournier, jeune artiste originaire de Saint-Eugène-de-Guigues. Il a déjà une feuille de route bien remplie et il présentera, le 29 juillet prochain, au Manoir de Ville-Marie son spectacle Entre l’âme et l’écorce, une soirée de contes et légendes témiscabitibiennes, qu’il a écrits et mis en scène avec son ami musicien Olivier-Gilles Lambert.

On a pu voir Frédérik dans Ma Noranda, le lire dans Bleu Panache, certains l’auront connu sous le pseudonyme Ouèreux d’Hochelag sur un blogue montréalais. Pour la saison estivale 2017, il a fait de l’animation au Festival d’été de Québec, joue le personnage principal dans la pièce La quête du nombril écrit par Julie Renault et produit par les Productions du Mécène. Sorti il y a à peine un an de l’école de théâtre, il peut maintenant dire qu’il vit de son art. « C’est une belle chance que j’aie. J’ai de plus en plus de contrats, ça me tient occupé. L’Abitibi-Témiscamingue y est pour beaucoup », avoue celui qui est toujours heureux de revenir aux sources.

Le spectacle qu’il présentera au Manoir de Ville-Marie est le fruit de trois ans d’écriture « Entre l’âme et l’écorce c’est un rassemblement de tous mes contes s’inspirant de l’Abitibi-Témiscamingue qui ont été publiés sur la plate-forme Web Bleu Panache. Ce sont des histoires où je m’inspire de lieux et de références visuelles réelles, mais où mes personnages vivent des évènements qui jouent entre le réel et l’imaginaire; d’où le titre d’ailleurs. Ça parle d’une inondation complète du Témiscamingue dût au bris du barrage d’Angliers, d’une gang de miséreux à Noranda qui ramasse du cuivre pour survivre et plus encore », explique Frédérik.

Il renchérit en parlant de sa démarche. « J’ai voulu ajouter un aspect sonore au show donc je suis allé chercher mon ami Olivier-Gilles Lambert qui m’accompagne à l’harmonica et qui fait des ambiances sonores pour chacun de mes textes. C’est un show où on embarque dans une bulle témiscabitibienne et on vit les aventures de Réal Lemire, de Gilles Valiquette, du bonhomme Brousseau, des gens qu’on a tous l’impression de connaître. C’est vraiment des personnages qui m’inspirent et j’aime leur donner une parole, leur créer une vie et surtout une âme! » D’ailleurs, le jeune homme aime aller à la rencontre des gens « ordinaires », des gens qui n’ont pas sa tribune pour s’exprimer et se raconter. À Montréal, il sillonne les rues d’Hochelaga, son quartier d’adoption en quête d’histoires et de protagonistes uniques. C’est là, dans les entrailles de son quartier, lors de ses visites au cœur de sa région natale qu’il puise son inspiration.

Finalement, c’est le premier spectacle qu’il aura écrit en entier et qu’il performera du même coup. « C’est vraiment spécial de te dire que tu as créé tout ça, que tu y’a mis du temps, de l’énergie, de l’amour. C’est vraiment spécial de livrer ça au public, car c’est une partie de moi-même que je donne en même temps », conclut-il.

Curieux de découvrir ce que cet artiste témiscamien a dans le ventre? Il faut se rendre au Manoir de Ville-Marie, le 29 juillet prochain à 20 h pour assister à son spectacle Entre l’âme et l’écorce.

Frédérik Fournier dans son rôle principal de la pièce La quête du nombril. Crédit photo : Frédérik Fournier/Facebook

About the author / 

Mathilde Mantha

Passionnée de lecture, d’écriture, d’art et de culture, elle a fait des études collégiales en littérature. Son désir de relever des défis l’a conduite au sein de l’équipe du journal le Reflet où elle peut contenter en partie, sa curiosité et son avidité d’information.