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Avoir la foi à 16 ans

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À l’heure où de plus en plus d’églises ferment leurs portes et que les fidèles se font de moins en moins nombreux, cinq adolescents de la région du Témiskaming ont choisi de recevoir le sacrement de la confirmation. C’est le dimanche 13 janvier, à l’église Sacré-Cœur de New Liskeard, que s’est déroulée cette cérémonie en la présence de Mgr Serge Poitras.

Les jeunes qui suivent le parcours religieux traditionnel reçoivent habituellement le sacrement de la confirmation en 7e année ou en 8e année, et bien souvent, la décision vient des parents croyants. Pour Kayla Gosselin, Mackenzey Brazeau, Mia Guilbeault, Hannah Hearn et Alexandra Little, le processus fut tout autre. Âgés de 16 ans, ils ont pris cette décision après une réflexion bien mûrie. José Gauvreau, qui enseigne l’éducation religieuse à l’École secondaire catholique Sainte-Marie, les a accompagnés dans leur préparation. Ce n’est pas la première fois que son cours d’enseignement religieux éveille la foi et la croyance chez ses élèves, mais cinq adolescents en même temps, c’est un phénomène qu’elle n’a pas vu depuis une bonne quinzaine d’années.

Pour Kayla et Mackenzey, l’élément déclencheur fut sans contredit ce cours d’enseignement religieux qui est obligatoire à l’école qu’ils fréquentent.  « Madame Gauvreau nous a fait comprendre l’importance du cheminement dans la foi de Dieu à tous les jours de notre vie pour nous aider dans les moments difficiles », explique Kayla alors que Mackenzey approuve ses dires. Quant à Alexandra et Hannah, elles voulaient recevoir le sacrement de la confirmation depuis longtemps, mais le bon moment a toujours tardé à se pointer. « Mon grand-père est très religieux et je suis très inspirée par lui. Être plus unie avec Dieu, c’est comme être aussi plus près de mon grand-père que j’aime vraiment beaucoup », raconte Hannah. De son côté, Mia avoue avoir toujours ressenti une certaine relation avec Dieu, avoir toujours cru en lui. Aussi, elle aimerait se marier à l’église un jour.

Bien sûr, la réaction de leur entourage scolaire a d’abord semé une certaine crainte dans leur esprit. Mackenzey avoue qu’il a hésité à en parler parce qu’il avait peur du jugement des autres élèves. Kayla se sentait aussi embarrassée au début, mais une fois que la nouvelle s’est répandue, elle en était fière et se sentait bien avec sa décision. Alexandra parle de sa grand-mère qui pleurait de joie et de ses collègues de travail qui la félicitaient quand elle leur a annoncé la raison pour laquelle elle ne pouvait pas travailler le dimanche de la cérémonie. Et Mia raconte à quel point elle fut touchée de voir autant de membres du personnel de l’école assister à la cérémonie et de gens de la communauté venir les féliciter.

C’est le cœur léger, rempli de fierté, que ces jeunes ont accepté de partager leur expérience. Ils discutent de leurs croyances, de leur cheminement, de leurs réflexions comme s’ils avaient parcouru le chemin de Compostelle. Ils semblent avoir trouvé des réponses à leurs questions. « Travailler avec Dieu, ça me permet de travailler sur moi, de devenir une meilleure version de moi-même », termine Hannah.

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Dominique Roy