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Le bénévolat au cœur des festivals estivaux

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Chaque été, le Témiscamingue vibre au rythme effréné des festivals. Pas le temps de s’ennuyer en août parce que les festivités se succèdent d’un week-end à l’autre. Pour assurer la tenue et la pérennité de celles-ci, un élément est indispensable à l’équation. Il s’agit évidemment des milliers de bénévoles qui se dévouent chaque année.

Chose certaine : les fêtes qui animent la région fonctionnent à la turbine de l’implication citoyenne. Les organisateurs de tels événements le confirment : l’aide reçue est essentielle et en général, les gens répondent bien à l’appel. Selon Marie-Pier Paquin, responsable des bars au Festival Western de Guigues, environ 250 volontaires enfilent leurs bottes et leur chapeau durant cette période de fête. « Rien n’arriverait si ce n’était pas des bénévoles. C’est un besoin très important qui se doit d’être comblé. Comme c’est un événement qui est cher au cœur des gens, ce n’est pas trop difficile de recruter », avoue-t-elle.

Il ne faut pas oublier que la plupart des festivals fonctionnent avec un conseil d’administration où les postes sont occupés par des bénévoles. C’est donc dire qu’une grande partie de l’organisation nécessite l’apport du travail de volontaires ainsi que de quelques salariés engagés à titre de directeur(trice) ou coordonnateur(trice). Jean-Guillaume Trottier, responsable des spectacles pour la Foire gourmande estime que c’est une douzaine d’heures d’implication en moyenne par mois, souvent beaucoup plus à l’approche de l’événement ou lorsque des mandats spécifiques doivent être menés à terme.

Si les festivals sont une fierté pour les Témiscamiens, ils favorisent aussi le tourisme et le développement économique local. C’est donc une implication qui a un impact positif sur la région. Pour des festivals d’envergure comme le Rodéo du camion ou la Foire gourmande, c’est plus de 500 bénévoles qui apportent leur contribution. Considérant la faible démographie du Témiscamingue, qu’autant de citoyens mettent la main à la pâte est certes étonnant. Le bénévolat dans l’événementiel, puisque le plaisir y est central, jouit d’une certaine popularité. Au Festival de musique émergente de l’Abitibi-Témiscamingue (FME) par exemple, des bénévoles de partout au Québec affluent vers Rouyn-Noranda afin de donner un coup de pouce à l’événement et ainsi, vivre le festival de l’intérieur, rencontrer de nouveaux gens.

Anne Villeneuve, bénévole témiscamienne extrêmement active dans l’événementiel depuis 1990, valorise l’action bénévole comme un moyen d’épanouissement social et personnel. Actuellement membre du conseil d’administration de la Rigolade du printemps, elle a aussi été très impliquée dans la Foire gourmande, dans le Rift, et plus encore. « Être bénévole pour moi, c’est juste du plus. Plus d’amis, plus de contacts professionnels, plus d’aptitudes développées, plus de confiance en soi… c’est très positif pour l’individu et en plus, ça aide le milieu. C’est vraiment une expérience gagnant-gagnant », exprime-t-elle. Pour elle, il est impératif de conjuguer l’aide apportée et le plaisir.

Marianne Morency Landry a eu la piqûre du bénévolat il y a environ trois ans. Son discours s’arrime à celui de madame Villeneuve. Pour elle aussi, il s’agit d’une expérience riche sur le plan humain. « Donner mon temps pour les autres, c’est pour moi un dépassement de soi, un acte généreux qui apporte autant aux organismes qu’à moi-même. C’est à la fois une fierté et de belles expériences de vie. Chaque soirée où je m’implique est pour moi un cadeau », affirme-t-elle.

About the author / 

Mathilde Mantha

Passionnée de lecture, d’écriture, d’art et de culture, elle a fait des études collégiales en littérature. Son désir de relever des défis l’a conduite au sein de l’équipe du journal le Reflet où elle peut contenter en partie, sa curiosité et son avidité d’information.