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Bilan de la grève des paramédics

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Les employés d’Ambulances Abitémis sont en grève depuis le 17 février dernier. L’entreprise de la région regroupe 108 paramédics couvrant notamment les secteurs de Malartic, Cadillac, Rouyn-Noranda, Notre-Dame-du-Nord, Ville-Marie, Témiscaming, La Sarre, Matagami, Amos, Barraute et Lebel-sur-Quevillon. Ils mènent leurs négociations de concert avec les 3 600 membres affiliés à la CSN du secteur préhospitalier, partout au Québec.

Revendications

Ils revendiquent la fin des horaires de factions. Celles-ci impliquent que les ambulanciers sont disponibles 24h sur 24 dans un rayon de 5 km de la caserne, pendant sept jours consécutifs. Donc lors des appels d’urgence, les ambulanciers doivent se mobiliser rapidement et se rendre jusqu’au véhicule avant de pouvoir partir. Cela peut retarder les services et n’est à l’avantage ni des professionnels, ni de la population. Ils demandent aussi une hausse salariale de 4,5 % répartie d’ici trois ans.

Moyens de pression

Lors de la grève, les ambulanciers répondent à tous les appels d’urgence. Simplement, ils refusent de remplir les formulaires de facturation et de ramener l’équipement et l’équipe médicale aux retours des appels.

Le conflit s’envenime

La grève est légale, mais la CNS déplore qu’Ambulance Abitémis utilise des mesures de représailles. Effectivement, les ambulanciers ont rapporté que l’employeur refusait de laisser les paramédics quitter leur quart de travail, après qu’ils aient fait 16h de service, sous prétexte que les formulaires n’étaient pas remplis. Selon la CSN, ces mesures menacent la santé et la sécurité publique puisqu’un ambulancier se doit de prendre du repos après un maximum de 16h travaillées.  De plus, on considère que l’employeur intervient dans le droit de grève des employés puisque ceux-ci sont contraints de remplir le formulaire pour ne peux excéder le nombre d’heures travaillées permis dans une perspective de sécurité et d’efficacité des soins.

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