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La Bleuetière de Guérin en processus de certification

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Le 11 juillet dernier, c’est sur sa page Facebook que la Bleuetière de Guérin annonçait fièrement qu’elle était en processus d’obtention de la certification « Bleuets sauvages boréals », une homologation qui permettra à l’entreprise témiscamienne d’offrir des petits fruits officiellement reconnus comme étant 100% naturels et sans pesticides. En quoi consiste cette certification? Quel est le processus lié à l’obtention de celle-ci? Quelles sont les normes à respecter? Le Reflet témiscamien est allé à la rencontre de Jean-François Gingras, propriétaire de cette bleuetière depuis 2010, pour en apprendre un peu plus sur le sujet.

 

La certification

D’abord, il faut distinguer le bleuet biologique de la certification boréale. Quand un produit québécois reçoit la certification biologique, cela signifie qu’il y a eu absence totale de pesticides et de fertilisants ou de semences génétiquement modifiées. « Pour le bleuet, c’est très difficile d’être complètement bio. C’est pour ça qu’une autre alternative a été développée pour les bleuetières. La certification boréale signifie qu’aucun pesticide n’a été utilisé au cours de la dernière année. Il n’y a donc pas de trace de pesticides dans le bleuet et il est certifié comme étant 100% naturel », spécifie monsieur Gingras.

 

Le processus

Pour obtenir cette certification, le processus s’échelonne sur deux ans. Le producteur doit suivre les normes du cahier de charges. « Il y a des règles très strictes de production à suivre. Tout doit être noté, comme les traitements, la démarche. Il y a aussi des normes à respecter. Par exemple, je dois garder des bandes non traitées entre les champs pour éviter la dérive des pesticides. Il y a des échantillons de bleuets qui sont pris dans ces bandes-là, explique le propriétaire de la bleuetière. Jusqu’à maintenant, on a réussi à tout respecter. Donc, on devrait recevoir la certification officielle au mois d’août. » Évidemment, une fois le tout officialisé, des suivis seront effectués auprès de l’entreprise pour que celle-ci puisse conserver sa certification.

 

Pourquoi?

Quelles sont les principales raisons ayant incité M. Gingras à vouloir certifier ses bleuets? « La demande est de plus en plus forte pour les produits naturels. Il y a donc un besoin à combler, une clientèle à aller chercher et à satisfaire. Aussi, la certification, c’est une porte de sortie. Le marché mondial fait baisser les prix. Le Québec produit de 2 à 5% des bleuets dans le monde. On est un petit joueur. Il faut donc trouver des stratégies et c’est par les propriétés du bleuet qu’on peut se différencier. »

 

En plus de cette quête à la certification, le propriétaire prévoit une excellente saison pour sa bleuetière. L’autocueillette, un marché qu’il cherche davantage à développer, sera possible dès la fin du mois de juillet.

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Dominique Roy