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Christine Moore nie les allégations et menace d’aller en cour

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À la suite des allégations d’inconduite sexuelle qui ont été émises à son encontre, la députée de l’Abitibi-Témiscamingue Christine Moore (NPD) tenait un point de presse le 14 mai à Rouyn-Noranda pour livrer sa version des faits.

D’entrée de jeu, madame Moore, visiblement bouleversée, a admis avoir eu une relation consensuelle avec Glen Kirkland : « J’ai été totalement sous le choc lorsque la nouvelle est sortie. Glen et moi on était amoureux, je l’ai aimé […] je peux vous assurer que c’était consensuel comme relation ».

Selon la députée, les faits diffèrent de la version de monsieur Kirkland. Devant les journalistes, elle a livré une chronologie précise, preuves à l’appui (photos et courriels), de sa relation consentante avec l’ex-militaire.

Le 5 juin 2013, jour où les faits allégués se seraient produits, madame Moore aurait bien pris un verre avec monsieur Kirkland notamment, mais en présence de ses employés et adjoints, portes de bureaux ouvertes. Madame Moore stipule que ce devait probablement être de la vodka et du vin, mais certainement pas du gin (tel qu’allégué par monsieur Kirkland) puisqu’elle n’en boit pas. Elle l’aurait par la suite rejoint en terrasse, en public, mais toujours accompagnée. De retour à son bureau, monsieur Kirkland l’aurait embrassée et elle aurait répondu favorablement à ses avances. Devant aller à la Chambre des communes, ils se seraient quittés, puis madame Moore aurait rejoint monsieur Kirkland à sa chambre d’hôtel plus tard et a admis avoir eu une relation sexuelle avec ce dernier.

Par la suite, madame Moore et monsieur Kirkland auraient eu une relation amoureuse, déclarée mutuellement, pendant plusieurs mois. Mais face à la distance et aux complications relatives au processus de divorce que vivait monsieur Kirkland à l’époque, madame Moore a préféré mettre un terme à leur relation.

La députée offre désormais l’opportunité à monsieur Kirkland et aux journalistes impliqués de s’excuser et se rétracter, sans quoi cette histoire se poursuivra en cour pour diffamation.

Rappelons que le 8 mai dernier, face à des allégations d’inconduite sexuelle émanant de Glen Kirkland, Jagmeet Singh, chef du NPD, avait relevé temporairement Christine Moore de certaines de ses fonctions au sein du NPD, le temps de l’enquête.

 

Photo: Christine Moore, lors du point de presse
Crédit: Alain Guimond

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Guillaume Gonzalez