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Cleõphüzz : un rock chaleureux pour affronter l’hiver

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Nous sommes le vendredi 17 novembre 2017, une tempête de neige s’abat sur le Témiscamingue. Une trentaine de crinqués se rendent à l’Auberge-bistro Eugène pour la première performance publique du groupe témiscamien Cleõphüzz.

Cleõphüzz, c’est trois gars passionnés de musique. Alex Sabourin et Joseph Grenier, respectivement à la guitare et à la batterie, rêvaient d’un groupe rock depuis longtemps. Quand Joé Poitras, que l’on a connu avec son projet métal Sandblast, a entendu parler des aspirations de ses deux amis, il a été catégorique : « je leur ait dit : on arrête de niaiser, pis on se part un band de rock psychédélique! ». L’étincelle de tous les commencements a traversé les pupilles des musiciens et le reste a déboulé illico presto. Les pratiques ont débuté en avril dernier, soit le week-end d’après leur prise de décision. Le band a déjà enregistré un EP qui sortira au printemps prochain. Entre-temps, Caroline Rondeau, talentueuse violoncelliste originaire de Val-d’Or, a ajouté sa touche à la formation. Et surtout, un premier show a pu initier le public témiscamien au son unique de Cleõphüzz.

Les gars sont attachés à leur région et étaient visiblement fiers de montrer leur savoir-faire à Ville-Marie. « Je trouve ça important de commencer ça ici. Notre but n’est pas de devenir big, mais de faire de la musique qu’on aime. C’est le fun qu’Eugène nous accueille. La musique, ce n’est pas juste ce qui passe à la radio. C’est un travail artistique. Je suis content que les Témiscamiens puissent écouter le son qui se développe ici », soutient-il. Le jeune homme est d’ailleurs un fervent promoteur et défenseur de la scène underground. Il est impliqué dans le festival marginal « le Rot Fest » qui a lieu à Rivière-Héva depuis quelques années.

Les membres du groupe qualifient leur musique de desert rock. Le terme colle particulièrement bien au projet musical. Joé Poitras associe des mots qui correspondent effectivement à l’univers qui se déploie dès les premières notes de Cleõphüzz. « On crée une ambiance chaleureuse, dans le son, mais aussi dans nos costumes et dans le décor. On s’appuie sur des riffs lourds et répétitifs et ça donne l’impression d’un espace infini, comme dans un désert. C’est assez progressif, on explore la notion de mirage, il y a quelque chose de nébuleux, aussi », explique Joé Poitras. Pourtant issu de la forêt mixte témiscamienne et bien que leur démarche artistique soit très ancrée dans leurs racines, l’ambiance désertique est, selon ce dernier « du son chaud pour traverser nos hivers froids ».

                                                          

C’est effectivement ce qu’on a pu sentir lors du spectacle. L’ambiance était festive et les commentaires des spectateurs étaient très enthousiastes. « La musique était enveloppante », exprimait-on à l’extérieur du Bistro, autour d’un feu de joie.

Alex Sabourin en était d’ailleurs à sa première performance devant public. « J’ai vraiment tripé sur scène. Les cris et applaudissements de la foule ont littéralement transformé mon stress en énergie ; en carburant à performer ». Joseph Grenier a aussi bien aimé l’expérience : « le public était super et j’ai adoré montrer ce que nous avons composé », relate-t-il.

Si votre curiosité est piquée, notez que le groupe offrira une deuxième représentation le 2 décembre prochain au Cabaret de la dernière chance de Rouyn-Noranda, en première partie d’Oktoplut.

 

Crédit photos: Vicky Neveu

About the author / 

Mathilde Mantha

Passionnée de lecture, d’écriture, d’art et de culture, elle a fait des études collégiales en littérature. Son désir de relever des défis l’a conduite au sein de l’équipe du journal le Reflet où elle peut contenter en partie, sa curiosité et son avidité d’information.