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Des Français en visite au Témiscamingue pour un projet enrichissant

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Une délégation de 14 Français a séjourné, du 20 au 25 octobre, au Témiscamingue dans le cadre d’un projet de recherche visant à étudier la manière d’innover dans les milieux ruraux. Au menu : la visite de différentes municipalités, des rencontres d’élus, de propriétaires d’entreprises et de citoyens, des présentations sur les enjeux du territoire et des échanges enrichissants. La MRC de Témiscamingue et l’organisation française Sol et Civilisation sont partenaires dans l’organisation de ce projet.

Les objectifs de cette visite étaient clairs : échanger et travailler sur la façon dont chacun avance sur des territoires très différents, mais qui sont aux prises avec des enjeux démographique et d’attractivité, comme ici. « Tout ça sera documenté et inscrit dans un projet de recherche, pas seulement pour ici ou la France, mais pour tous les autres milieux qui veulent s’en inspirer », a déclaré Claire Bolduc, préfète élue de la MRC Témiscamingue.

La planification stratégique à l’honneur

La planification stratégique aura été un point d’échange très intéressant pour les deux pays. En effet, le plan stratégique que feront prochainement les visiteurs français prévoit des objectifs sur une période de vingt ans, alors qu’ici on les planifie sur cinq ans. L’idée de préparer un plan à très long terme a beaucoup plu à Claire Bolduc.

Bienvenue au Témiscamingue

Philippe Euzenat, maire de Casson, une commune de 2300 habitants, a d’ailleurs constaté un sentiment d’appartenance très présent chez les Témiscamiens. Il a remarqué que lors de leur visite dans les différentes municipalités, les Français n’étaient pas accueillis en se faisant souhaiter la bienvenue dans la municipalité, mais bien au Témiscamingue. « Je serais très fier si un jour on arrivait à ça chez nous », a ajouté monsieur Euzenat.

Des objectifs semblables

Le maire André Baret, élu dans le village d’Hures-la-Parade et éleveur de moutons, est en mode solution pour attirer et retenir des gens dans sa commune de 270 personnes. Le maire souhaite augmenter la population mais « tout en prenant le temps d’accueillir avec qualité les gens qui viennent nous voir », a-t-il précisé.   

Au contraire, Philippe Euzenat, maire de Casson et vice-président d’un regroupement de communes, ne vit pas de problématique pour retenir ses habitants dans la région. Il affirme même en avoir beaucoup. Plusieurs pratiques innovantes du Témiscamingue, tels les séjours exploratoires, l’ont tout de même interpellé.

Une visite du Nord au Sud

Les participants ont eu l’occasion de visiter des fermes de grande production ainsi que des fermes biologiques. « On revoit des choses qu’on connaît déjà mais à travers les yeux de gens qui les découvrent pour la première fois. On a une nouvelle lecture de ce qu’on fait ici et c’est très enrichissant », a constaté madame Bolduc.

Au nord de la région, la délégation a visité la station de recherche en agroalimentaire de l’UQAT située à Notre-Dame-du-Nord, puis les visiteurs ont poursuivi leur itinéraire vers l’entreprise manufacturière Témisko. La visite de la Coopérative-dépanneur de Rémigny et de l’entreprise en taxidermie de Nédélec, L’Gros Trappeur Fourrures, étaient aussi à l’horaire. « Les traditions, quand je pense au trappeur, sont restées et ça, c’est très important », mentionnait avec enthousiasme André Barret, maire de commune.

C’est au parc national d’Opémican et dans la ville de Témiscaming que les visiteurs français ont terminé leur visite de la région. Pour poursuivre le projet de recherche, une délégation du Témiscamingue ira à son tour visiter la France au cours de l’année 2020.

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Bianca Sickini-Joly