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Des détails sur le projet de fusion de Laverlochère et d’Angliers

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Les conseils de Laverlochère et d’Angliers évaluent actuellement la possibilité de fusionner leurs municipalités. Le Ministère des Affaires municipales les appuie dans cette démarche en réalisant une étude qui fera ressortir les avantages et inconvénients d’une telle restructuration, considérant les particularités des deux villages.

L’étude en cours est financée par le ministère et chaque point est évalué selon l’expertise ministérielle en matière de fusion. Le processus est bien enclenché, par contre, rien n’est décidé. Un verdict sera donné lorsque tous les éléments nécessaires seront réunis afin de brosser un tableau complet de la situation.

Rencontrés à la MRCT, Lyna Pine, mairesse d’Angliers et Daniel Barrette, maire de Laverlochère s’entendent sur les points qui feraient qu’une fusion entre leurs deux municipalités serait logique. Une des raisons est que géographiquement, leurs territoires sont limitrophes. Plusieurs chemins leur sont communs, alors en ce qui concerne la voirie, la gestion conjointe permettrait une économie de temps et d’argent. Selon les deux maires concernés, une fusion serait aussi intéressante pour alléger le fardeau administratif de leur municipalité.  De plus, pour certaines tâches et quelques travaux, la maitrise de champs d’expertise précis est parfois nécessaire et une petite municipalité à elle seule n’a pas toujours les moyens d’engager une ressource à temps plein. Une fusion pourrait permettre d’avoir des équipes de travail efficace et complète.  Au niveau des ressources humaines, on note d’ailleurs un désintérêt de la politique municipale autant à Laverlochère qu’à Angliers, alors que plusieurs conseillers municipaux affirment d’ores et déjà qu’ils ne se représenteront pas aux élections municipales de novembre 2017. Et la relève se fait discrète à se demander s’il en aura une pour briguer les sièges qui seront laissés vacants. Une fusion permettrait effectivement de mobiliser moins de conseillers de chaque village pour compléter la nouvelle délégation politique. Il faut préciser que certains services et ressources humaines sont déjà partagés entre les deux municipalités, citons à titre d’exemple l’embauche d’un technicien en sport et loisir qui couvre les activités des deux municipalités.

Pour l’instant un comité est en train de se former avec trois conseillers de chaque municipalité concernée. Les rencontres débuteront le 25 janvier. Lyna Pine et Daniel Barrette sont conscients que la population peut craindre ces changements d’envergures, mais se font rassurants. Ils insistent pour dire que ce processus se fera de façon transparente et que les citoyens seront consultés à diverses étapes de la démarche. Rappelons qu’une consultation publique menée à l’échelle de la MRCT révélait que 55,7% des répondants n’étaient pas intéressés par d’éventuelles fusions municipales. Les maires souhaitent que les résultats de l’étude en cours éclairent les citoyens. Lyna Pine explique : « on est encore au stade où il est probable qu’on réalise que les inconvénients pèsent plus lourd dans la balance que les avantages. La personne qui s’occupe d’étudier notre cas au Ministère a récemment conseillé à des municipalités de ne pas fusionner, puisque compte tenu de plusieurs facteurs, ce n’était pas avantageux pour eux ».

Vu la situation particulière de la MRCT et la faible démographie, il est possible que des fusions ou des regroupements de services entre municipalités deviennent nécessaires. Lyna Pine et Daniel Barrette en sont conscients et souhaitent que le processus qu’ils ont entamé puisse en inspirer d’autres. « On veut que ça soit bien fait parce qu’on est les premiers au Témiscamingue à aller aussi loin dans le processus. On veut bien le faire ; instaurer de bonnes bases », allègue le Maire Barrette en concluant l’entretien.

 

 

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