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Les drones ne sont pas des jouets inoffensifs

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Cet été, plusieurs drones ont été aperçus au Témiscamingue, dont quelques-uns lors des festivals. L’utilisation récréative de drones est effectivement en hausse. Les pilotes de ces caméras-volantes doivent être conscients de leurs responsabilités, des lois et des dangers avant d’utiliser ces objets aériens.

Des témoins ont rapporté avoir vu un drone voler au-dessus de la foule du Rodéo du camion à une hauteur qui dépassait à peine la tête des festivaliers. Alex Brun-Jacob, pilote pour sa compagnie Horizon Drone rappelle quelques règles primaires de sécurité. « D’abord, il faut savoir qu’avec la vitesse de rotation des hélices, c’est un peu comme si on faisait voler quatre lames de blender, donc il y a des risques importants de blessures. Les gens doivent être informés de la présence du drone au-dessus de leurs têtes et le pilote doit avoir le plein contrôle de son appareil. Il doit être attentif et garder le cap sur ce qui se passe. Je conseille aussi d’avoir une assurance de responsabilité civile pour se protéger en cas d’incident, parce que s’il y a des blessés, le pilote en est responsable ». Monsieur Brun-Jacob affirme d’ailleurs que le contrôle du drone semble plus facile qu’il ne le parait. Lors des premiers vols, il suggère de s’entrainer dans des champs ou des espaces vastes où le facteur risque est moindre.

Effectivement, selon la réglementation en vigueur, le drone doit voler entre 30 et 70 mètres au-dessus de toute foule, bateau et véhicule, dépendamment du poids de l’engin. Il doit également être en tout temps dans le champ de vision du pilote.

Monsieur Brun-Jacob rappelle aussi qu’il faut savoir si la zone où le drone vole est à l’extérieur d’un espace aérien contrôlée ou réglementée. « On a de la chance au Témiscamingue. Il y a principalement l’enceinte de l’aéroport de Guigues qu’il faut éviter. On ne peut pas voler dans un rayon de 5,5 km de là pour éviter toutes perturbations du transport aérien. Une collision avec un drone peut faire crasher un avion ou un hélicoptère. Ce ne sont pas des risques à prendre ». On constate qu’en effet, dans les zones plus urbaines, il y a davantage de restrictions. Il faut toutefois toujours s’assurer que la zone de vol est sans risque et qu’il est légal d’y pénétrer avec un objet volant.

Alex Brun-Jacob prévient aussi les pilotes que le mode de retour automatique du drone à un point GPS préétabli n’est pas toujours fiable. Des phénomènes solaires ou des distractions de pilotage peuvent faire en sorte que le drone ne revienne pas à l’endroit prévu. « Quand je m’informais au début, plusieurs personnes rapportaient avoir perdu leur drone en utilisant le retour automatique. C’est dommage et ça peut être dangereux parce qu’on ne sait pas où il pourrait atterrir », relate-t-il.

Il faut aussi s’assurer d’être à au moins 9 km d’un danger naturel ou d’une zone sinistrée. Il faut demeurer loin des zones où le drone pourrait nuire au travail des policiers ou des premiers intervenants. Par exemple, un drone ne peut pas aller capter des images d’un incendie. Il faut aussi considérer les normes concernant le respect de la vie privée. Avant de filmer une propriété, le pilote doit avoir l’autorisation des propriétaires. Idem lorsqu’il s’agit de filmer des individus : leur accord est primordial.

En conclusion, les pilotes de drone ont la responsabilité de s’informer des lois et prendre conscience de leurs responsabilités avant toutes utilisations. Pour en savoir davantage, consultez le site de Transport Canada dans la rubrique d’aviation civile.

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