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Écrire pour la liberté

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Une dizaine de femmes ont pris part à une belle action au Centre des Femmes du Témiscamingue le jeudi 6 décembre 2018. Depuis quelques années, Amnistie internationale organise un marathon d’écriture auquel le Centre des Femmes du Témiscamingue participait pour la première fois. Ce sont Caroline Saucier et Mathilde Mantha qui sont derrière l’organisation de cet atelier. Lors du marathon, les participants rédigeaient des cartes avec des mots d’amour et d’espoir pour 10 femmes qui ont été sanctionnées pour s’être battues pour les droits humains. Une d’entre elles ayant été assassinée lors d’une manifestation, c’est sa famille qui recevra les cartes. Une vingtaine de cartes ont été rédigées. Cette démarche a déjà fait ses preuves, car 124 personnes sur 161 ont été libérées entre 2000 et 2018 grâce aux dites cartes.

 

Un repas communautaire

La soirée débutait avec un souper de lasagnes confectionnées par les élèves de la brigade culinaire de l’école primaire Marie-Immaculée et de l’école secondaire du Carrefour de Latulipe. Ces participants à la brigade culinaire ont cuisiné un nombre impressionnant de lasagnes et désiraient les remettre à la communauté et aux personnes dans le besoin. Actuellement, quelques familles de Latulipe ont déjà bénéficié de l’offre généreuse et Caroline Saucier, animatrice communautaire pour le Centre des femmes du Témiscamingue, avait reçu le mandat de trouver d’autres causes ou organismes communautaires pour recevoir lesdites lasagnes. Une belle initiative d’entraide sociale des élèves des écoles de Latulipe.

 

Une activité humaine

La consigne était d’écrire des cartes de soutien, d’amour et d’espoir à dix femmes qui ont lutté pour des causes très nobles. Comme les lettres sont envoyées aux prisons où elles sont incarcérées, elles seront lues par les gardiens et aucune référence à la situation politique de leurs pays ne devait y être inscrite. « Pour la confection des cartes, nous avions tout le matériel nécessaire, mais également des mots écrits dans la langue maternelle des femmes qui sont supportées cette année », explique Caroline Saucier. Pour les langues utilisant le même alphabet que nous, il est possible de les reproduire à la main, mais certaines utilisent des symboles qui pouvaient simplement être collés dans les cartes. « Il est important aussi d’ajouter un texte dans notre langue maternelle pour montrer que le soutien est international, autant aux autorités qu’aux femmes » ajoute madame Saucier. Les causes défendues par ces femmes sont les droits des personnes LGBTI, protéger ses terres ancestrales contre les grandes entreprises, les droits des personnes avec des limitations fonctionnelles ou de dénoncer la peine de mort, pour ne donner que quelques exemples.

 

Et ce n’est pas fini

En effet, le Centre des femmes du Témiscamingue invite la population qui ne pouvait être présente pour l’événement à rédiger leurs cartes chez soi et à les apporter au Centre pour permettre de faire un envoi commun, plus écologique. Plus il y aura de cartes envoyées, plus les pressions seront grandes et les chances de libération de ces femmes également. Les personnes intéressées ont jusqu’au jeudi 10 janvier 2019 pour aller remettre leurs messages d’espoir et d’amour au Centre de femmes du Témiscamingue.

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Claudelle Rivard