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Les femmes en toute solidarité

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À l’occasion de la Journée internationale des femmes (8 mars), le Centre de femmes du Témiscamingue organisait un « 5 à 7 et + en toute solidarité! » au Centre communautaire de Latulipe fraichement rénové. Environ 50 Témiscamiennes se sont donc rassemblées pour l’événement afin de discuter, partager et échanger.

Caroline Saucier, animatrice et intervenante communautaire au Centre de femmes du Témiscamingue, en a profité pour présenter un nouveau projet qui va se dérouler dans l’Est témiscamien. Il vise à interpeller les femmes pour s’impliquer dans leur communauté. Les femmes possédant un matrimoine culturel rempli de savoir et connaissance, le but du projet est donc de léguer ce savoir à la communauté, en formant un comité de femmes autochtones et non-autochtones. « C’est un projet communautaire, porté par des femmes, mais nous n’oublions pas les hommes. Le but c’est aussi un projet de société égalitaire. Tout le monde sera mis à contribution », explique madame Saucier. Cette dernière rappelle aussi que bien qu’il y ait eu certains progrès au Témiscamingue, notamment en politique municipale, avec l’élection d’une préfète ainsi que de nombreuses élues autour des conseils municipaux, il y a encore beaucoup de travail à faire en éducation, autour de la culture du viol, et ce même chez les plus jeunes.

Le collectif « Nous, les Femmes qu’on ne sait pas voir » présentait aussi une collection d’ « œuvres d’âmes » qui explore les facettes du vieillissement dans le contexte d’une société qui refuse de vieillir. Elles se sont aussi livrées à un vibrant et touchant exercice de lecture, où elles témoignaient leur rapport avec leurs mains et l’histoire qu’elles ont vécues.

Enfin, la soirée s’est terminée sur une discussion ouverte avec quatre immigrantes (une Brésilienne, deux Nigériennes et une Camerounaise), résidantes désormais au Témiscamingue. Les quatre femmes ont échangé avec l’assistance sur leur choix de vie en région et les défis que cela comportait, en tant que femme et immigrante, de culture différente. Toutes se sont accordées sur la qualité de vie et l’accueil chaleureux des Témiscamiens, chose qui n’est désormais plus à prouver tant ces arguments reviennent sans cesse dans la bouche des « nouveaux Témiscamiens ».

 

Photo: les femmes du collectif “Nous, les Femmes qu’on ne sait pas voir”

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Guillaume Gonzalez