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Fermeture d’écoles, peut-être pour 2020

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Lors de la rencontre des commissaires de la Commission scolaire du Lac-Témiscamingue qui avait lieu le lundi 18 février, l’avenir des pavillons de Guérin et de Rémigny de l’école Le Triolet a été discuté ainsi que l’intention de les fermer. Ils ont également adopté le calendrier des consultations publiques pour éventuellement prendre une décision de fermeture qui serait efficiente en janvier 2020. La raison de cette décision est la baisse de clientèle importante des élèves de l’école primaire Le Triolet.

Le calendrier

Pour permettre la fermeture d’une école, le conseil des commissaires doit ouvrir une intention de fermeture environ 18 mois avant la date officielle de ladite fermeture. Ils doivent donc émettre un avis à ce propos dans les médias avant le 1er juillet de cette année. Du mois de juillet jusqu’à la fin du mois de septembre, les gens pourront déposer un avis. Ils pourront venir à la Commission scolaire pour récupérer toute la documentation à ce sujet qui leur permettra de comprendre les décisions prises. Une séance publique de consultation aura lieu le 29 octobre à Guérin. La décision sera prise de fermer ou maintenir les pavillons au mois de janvier 2020. Si fermeture il y a, elle sera efficiente le 1er juillet 2020.

Les élèves

La commission scolaire en est actuellement à déterminer où iront les enfants qui étaient localisés dans ces deux pavillons si la fermeture a lieu. Pour l’instant, l’idée serait que tous les élèves du Triolet iraient au pavillon de Nédélec. « Cependant, il n’y a pas assez d’élèves pour maintenir tous les niveaux et nous devrons donc réaliser un partage de clientèle avec l’école de Notre-Dame-du-Nord. Par exemple, les élèves de maternelle, 1re et 2e années pourraient être à Nédélec, et les autres niveaux, 3e, 4e, 5e et 6e années pourraient être au Nord » explique Nicole Lavoie, directrice des services éducatifs et complémentaires. Le problème de baisse de clientèle est de taille car, pour la rentrée 2019 en maternelle, il n’y a que quatre élèves pour l’école du Triolet. Il n’y a donc pas assez d’enfants pour qu’ils puissent ouvrir une maternelle et devront donc partager leur clientèle avec l’école primaire de Notre-Dame-du-Nord pour avoir ce service. Il se pourrait même qu’en 2019, malgré le fait que les pavillons ne seront pas fermés, qu’aucun enfant n’y soit affecté, car le Ministère ne finance pas les groupes composés de moins de 6 élèves. Le manque d’élèves est la raison principale de la fermeture desdites écoles.

Comment s’adapter

Ils vont également essayer de repenser le service du transport afin d’augmenter le nombre d’autobus et ainsi créer des circuits qui sont plus rapides pour les enfants. « Voilà pourquoi nous désirons mettre les plus jeunes à Nédélec et les plus vieux à Notre-Dame-du-Nord, afin que les plus petits aient moins de transport à faire » exprime madame Lavoie. Il est aussi question de vie-école dans ces réflexions. En effet lorsqu’il n’y a que 10 ou 12 élèves, il est plus difficile de rendre la vie-école dynamique. Le choix de conserver le pavillon de Nédélec au lieu de celui de Guérin ou de Rémigny s’explique par plusieurs raisons. Pour ce qui est du pavillon de Rémigny, il n’appartient pas à la Commission scolaire du lac Témiscamingue, ils n’y sont que locataires. Le pavillon de Guérin, quant à lui, est adapté pour les tout-petits et nécessiterait plusieurs travaux pour accueillir une plus forte population d’élèves. « Le pavillon de Nédélec peut déjà accueillir plus d’élèves et comporte plusieurs infrastructures intéressantes comme un gymnase. Géographiquement parlant, Guérin aurait été plus gagnant, mais le nombre de travaux qu’elle nécessite nous fait pencher pour Nédélec, qui est déjà adapté », démontre Nicole Lavoie.

Dans le secteur nord, un comité s’est mis en place qui se nomme « Rêvons notre triolet » qui est composé de parents, grands-parents, ou citoyens qui se sont regroupés pour trouver des alternatives et qui ont à cœur de conserver les pavillons dans les différents villages du secteur nord. Ils sont invités à contacter Nicole Lavoie pour explorer les idées qu’ils pourraient avoir.

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Claudelle Rivard