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Hommage au père Cadieux

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Le 6 septembre, à l’école Amo Ososwan de Winneway, se tenait un touchant hommage au père Cadieux. En effet, après 36 ans de service, le prêtre quittera la communauté de Winneway Long Point First Nation. Rémi Cadieux était le dernier missionnaire des Oblats de Marie-Immaculée en région mais aussi, l’un des deux seuls hommes blancs nommé Chef honoraire, et ce, à travers le Canada.

La cérémonie, présidé par l’ancien chef Jimmy Hunter, s’est fait en présence de Jean Cotten, administrateur de la Fondation de l’UQAT et ami personnel du père Cadieux, du nouveau chef Steeve Mathias ainsi que de Normand Thomas, prêtre à Latulipe et qui assurera désormais le service à Winneway. De nombreuses personnes de la communauté et de l’extérieur étaient aussi présents pour souligner l’événement.

Les hommages se sont succédés, dont celui du chef Mathias qui a souligné l’intelligence, le grand cœur mais surtout la grande implication du père dans la communauté. « Même s’il part, l’esprit de Rémi Cadieux va toujours régner au sein de la communauté », confiait le chef nouvellement élu.

En plus du service religieux, le père Cadieux est notamment reconnu pour avoir beaucoup œuvré pour l’éducation, la médecine (en partageant son savoir sur les plantes médicinales notamment) mais aussi pour ses talents de réflexologue, autant sur les humains que les animaux.

Preuve que le prêtre a marqué la communauté, le Conseil de bande a même adopté une nouvelle loi, nommée Loi 36. Cette dernière stipule que bien que le Conseil accepte la retraite du père, il n’approuve pas son départ de la communauté. Son départ serait déclaré illégal ainsi que toute personne l’aidant dans sa démarche. Cette loi, évidemment symbolique, n’empêchera pas Rémi Cadieux de partir pour Richelieu, lieu de retraite des Oblats. Mais elle démontre tout l’amour que la communauté porte envers le père. Et cet amour est réciproque. C’est les larmes aux yeux que le père Cadieux a conclu son allocution en citant le célèbre adage du Frère Moffet : « On quitte le Témiscamingue, mais le Témiscamingue ne nous quitte pas ».

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Guillaume Gonzalez