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La protection de nos lacs au Témiscamingue

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Le Témiscamingue est un territoire verdoyant et ensoleillé. Un territoire unique dans la province du Québec où l’on recense près de 7 500 rivières et lacs. Au Témiscamingue, l’Organisme de Bassin Versant du Témiscamingue (OBVT) planifie et coordonne des actions en matière de gestion de l’eau. Malheureusement, à la suite des résultats de ses travaux d’échantillonnages, l’OBVT a détecté au printemps dernier dans le lac Témiscamingue, la présence d’une espèce exotique envahissante : le cladocère épineux. « Une espèce exotique envahissante est un animal ou une plante qui n’est pas de notre région et qui prend la place de nos espèces, ce qui dérègle l’équilibre naturel et peut avoir des influences négatives à tous les niveaux : écologique, économique et social », a mentionné Thibaut Petry, coordonnateur de projets à l’OBVT.

L’écosystème aquatique témiscamien menacé

Le cladocère épineux prolifère dans le lac Témiscamingue. C’est un petit crustacé doté d’une longue queue pointue parsemée d’épines qui menace notre écosystème aquatique, notre qualité de pêche et la biodiversité. Malheureusement, il est impossible de l’enrayer d’un lac une fois celui-ci implanté.

D’autres espèces à surveiller

Bien qu’envahie par le cladocère épineux, aucune autre espèce exotique envahissante n’a été répertoriée dans le lac Témiscamingue et dans les autres lacs au Témiscamingue. Cependant, le myriophylle à épis a été détecté dans 9 lacs en Abitibi. Le myriophylle à épis est une plante aquatique vivace submergée et visible à la surface de l’eau et qui se reproduit rapidement. Il peut rendre la baignade et la pratique d’activités nautiques extrêmement désagréable. Il faut s’imaginer nager dans un tapis de végétation uniforme. L’OBVT a l’intention de réaliser l’inventaire de plantes exotiques envahissantes au Témiscamingue. Le but de ce projet est d’approfondir la détection des lacs suspectés comme étant possiblement envahis par le myriophylle à épis. Si vous suspectez la présence de telles espèces dans un plan d’eau, contactez l’OBVT.

Quelques recommandations

Les espèces exotiques envahissantes peuvent se retrouver sur les embarcations et les différentes pièces d’équipements utilisées. Les viviers, l’eau de la cale, la coque d’une embarcation, la remorque, l’hélice du moteur et même la canne à pêche représentent des vecteurs potentiels de propagation. Il est donc indispensable d’inspecter et de nettoyer notre matériel, sans oublier de vider les eaux de notre embarcation préalablement. Des stations de lavage de bateaux sont mises à la disposition de la population sur l’ensemble du Témiscamingue : une station fixe à la marina de Notre-Dame-du-Nord, une station mobile appartenant à l’OBVT au débarcadère de Laniel, une station mobile appartenant à l’association de riverains du lac Fortune et King-of-the-North et Mud au dépanneur le P’tit Castor à Arntfield et bientôt une station de lavage fixe à la marina de Ville-Marie. Il est également possible, avec un bon système de lavage haute pression (>250 lb/ po²), de nettoyer notre propre matériel.

L’Organisme de Bassin Versant du Témiscamingue invite la population à prévenir la contamination des autres plans d’eau du Témiscamingue en respectant ces règles d’usage :

  • Vider l’eau du moteur, du vivier, de la cale et des caissons sur la terre ferme à plus de 30 mètres d’un point d’eau naturel ou d’un système d’évacuation municipal qui se déverse très souvent dans l’un de ces points.
  • Laisser l’embarcation en cale sèche pendant une semaine si tout l’équipement est asséché suffisamment, car les espèces exotiques envahissantes restent vivables même dans peu d’eau dans le fond de l’embarcation.
  • Laver le bateau et les équipements à chaque changement de plan d’eau.
Le cladocère épineux
Le myriophylle à épis
Le myriophylle à épis

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Édith Kpodékon