Actualités

Laverlochère-Angliers, un mariage de convenance qui gagne de la confiance

0 300

S’il y a un dossier qui a beaucoup fait jaser, c’est bien celui de la fusion Laverlochère-Angliers. Le processus fut laborieux, mais les résultats semblent satisfaisants. « On est très fiers de notre regroupement. C’est mieux que ce qu’on pensait, et ça va aller en s’améliorant encore plus », s’exclame Daniel Barrette, maire de la municipalité fusionnée.

Retour sur les événements

À l’automne 2017, des élections se tenaient dans les municipalités du Témiscamingue, sauf pour Laverlochère et Angliers qui étaient en processus d’association. En décembre 2017, le regroupement Laverlochère-Angliers est autorisé par le conseil des ministres à Québec. La fusion fut donc effective dès le 1er janvier 2018. À ce moment-là, un conseil municipal provisoire est formé à partir des élus déjà en fonction. La mairesse Lyna Pine et le maire Daniel Barrette se partageaient alors les tâches de la mairie, en collaboration avec quatre conseillers d’Angliers et quatre conseillers de Laverlochère. Le lundi 8 janvier 2018 a eu lieu la première séance ordinaire du conseil pour la nouvelle municipalité Laverlochère-Angliers, un moment historique dans l’histoire du Témiscamingue. En novembre 2018, les citoyennes et les citoyens votaient pour élire le premier conseil municipal officiel à la suite de la fusion. Le maire sortant, Daniel Barrette, fut réélu, et son équipe de conseillers se compose aujourd’hui de six élus, dont trois provenant du secteur Angliers, Cindy Cotten, Lyna Pine et Bertrand Julien, et trois du secteur Laverlochère, Claude Lemens, Normand Bergeron et Manon Perron.

Un an plus tard… un défi et des solutions

Environ un an s’est écoulé depuis que le conseil municipal officiel est en fonction et le maire Daniel Barrette porte un regard très positif de la situation, puisque son équipe a réussi à relever les défis qui se sont pointés. Le plus grand défi fut celui de rassurer la population d’Angliers qui avait peur de ne pas se reconnaître, d’être délaissée, puisque l’administration déménageait au bureau municipal de Laverlochère.

« Les gens d’Angliers avaient peur de perdre leur sentiment d’appartenance et je les comprends. Ce qui nous a aidés, c’est qu’on a mis en place une équipe de travail multidisciplinaire, autant chez les employés qui travaillent à l’extérieur que ceux qui sont dans le bureau. On s’est assurés d’avoir des gens compétents dans leur secteur d’activité. L’équipe en place fonctionne très bien et les gens d’Angliers se sont aperçus que l’on travaillait pour eux et avec eux.  Par exemple, lors des inondations du printemps, nos employés étaient présents à Angliers de façon permanente pour suivre la situation de près et trouver des solutions. C’était rassurant pour les gens d’Angliers », explique monsieur Barrette.

Aussi, des outils ont été mis en place pour assurer une certaine homogénéité dans la façon de fonctionner. Entre autres, un service de requête permet maintenant de traiter rapidement et efficacement les demandes des citoyennes et des citoyens et de prioriser les urgences.

Le maire ne ressent aucune rivalité entre les deux secteurs. Son équipe est soudée et il se dit fier de voir les conseillers et les employés travailler en collaboration et non pour tenter de défendre ou de privilégier un secteur au détriment de l’autre. Petit à petit, la population se mêle aux activités. C’est le cas, entre autres, du déjeuner annuel de la Commission familiale. Des gens d’Angliers se sont déplacés pour participer à celui de Laverlochère et des gens de Laverlochère se sont rendus à celui d’Angliers.

Les dossiers de l’heure

Du côté d’Angliers, l’eau potable demeure un projet prioritaire et Daniel Barrette avoue humblement qu’il ne sait pas où tout ça va aboutir. Des rencontres avec les ministères ont toujours lieu. C’est un gros dossier avec des millions de dollars en jeu et il n’est pas du tout question d’abandonner. C’est clair comme de l’eau de roche. La salle municipale a aussi besoin de rénovation. Les inspections ont permis de découvrir la présence d’amiante et les travaux doivent être effectués en conséquence. L’étude est en cours pour déterminer s’il y aura décontamination ou rhabillage des murs. Ce bâtiment au cachet unique est la première école centrale au Québec. Sa destruction ne fait donc pas partie des plans, mais on veut lui trouver une vocation permettant de rentabiliser le coût des travaux. Enfin, depuis les inondations du printemps, le secteur Angliers est devenu une zone d’intervention spéciale. 95 % de son territoire est maintenant une zone inondable, une cartographie que les élus tentent de modifier.

Du côté de Laverlochère, des travaux importants ont eu lieu pour assurer une meilleure canalisation des eaux pluviales. Avec cette gestion durable, il y aura moins d’eau à traiter, ce qui permet éventuellement d’agrandir le village sans avoir à modifier le système de traitement. De plus, les travaux ont permis d’éliminer les accumulations, dont celles de la rue Labelle. Le manque de pression du système d’aqueduc est aussi problématique. Une étude est en cours pour pressuriser le réseau. Bien sûr, le dossier de la maison pour personnes retraitées est toujours sur la table.

Décidément, on ne chôme pas à Laverlochère. Malgré les défis et les gros dossiers à traiter, le maire Barrette ne regrette rien de cette fusion. Il est d’avis que d’autres municipalités devraient emboîter le pas, étant donné le petit bassin de population de notre territoire. Jusqu’à maintenant, c’est une mission réussie pour Laverlochère-Angliers.

About the author / 

Dominique Roy