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Le Club de Motoneige du Témiscamingue – Un brin d’histoire

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Le Club de Motoneige du Témiscamingue, qui célèbre cette année son 40e anniversaire, est un regroupement de tous les petits clubs qu’il y avait en 1980. Ce club s’occupe, entre autres, de l’entretien des sentiers sur tout le territoire témiscamien.

Avant 1980, chaque petit club entretenait les sentiers dans sa municipalité. Toutefois, faute de temps, certains sentiers étaient moins bien entretenus, ce qui était malencontreux pour les motoneigistes. C’est pour cette raison qu’en 1980, le Club de Motoneige du Témiscamingue a été fondé afin qu’un seul club s’occupe d’entretenir, de façon uniforme, les sentiers de toutes les municipalités.

« Ça n’a pas été évident de réunir toutes les paroisses », explique Denis Hamelin, premier président du Club. « Chaque paroisse voulait garder son club. Le nombre de membres étant insuffisant, plusieurs clubs n’étaient pas agréés au niveau de la Fédération des Clubs de Motoneige du Québec pour obtenir des subventions. L’envolée fut lente, mais en fin de compte, tout s’est placé et aujourd’hui, le club va très bien. »

Selon Jocelyne Bergeron, présidente au sein du comité organisateur du CMT, les sentiers étaient étroits à l’époque. « Il fallait faire attention en croisant un autre motoneigiste. C’était tout de même excellent puisque, grâce aux sentiers, nous avions la liberté de se promener plus loin, plutôt que juste dans un champ. » Puis, elle ajoute en riant : « Aujourd’hui, avec toute la machinerie que nous possédons pour embellir les sentiers, c’est un peu comme si nous étions sur l’autoroute! Nous pouvons nous promener à grandeur du Québec et de l’Ontario. D’autant plus qu’en étant collé sur l’Ontario, c’est facile d’aller d’une province à l’autre! »

Monsieur Hamelin souligne qu’il y a 40 ans, « nous n’étions pas équipés comme aujourd’hui pour l’entretien des sentiers. Nous avions qu’une seule personne qui faisait l’ouverture pour toutes les paroisses avec un tracteur de ferme modifié avec une gratte. C’était quand même bien, mais aujourd’hui, c’est encore mieux avec la machinerie moderne! » Il ajoute qu’il y a beaucoup plus de sentiers de nos jours qu’à l’époque. « Dans mon temps, je pense que nous ne nous rendions même pas à Belleterre. »

« À mon avis, quand la motoneige est sortie, les gens ont éprouvé une sensation de liberté de pouvoir se promener un peu partout en plein hiver sur une machine. C’était un peu magique », dit madame Bergeron. Puis, elle ajoute une petite anecdote : « En 1973, les motoneiges n’étant pas sophistiquées comme aujourd’hui, des motoneigistes sont partis du Témiscamingue jusqu’à Montréal. Les sentiers n’étaient pas ouverts à cette époque. C’était exceptionnel et très aventureux de leur part. »

De plus, Jocelyne Bergeron explique qu’il y a 50 ans, les motoneiges n’avaient pas de démarreur électrique et malgré cela, des dames courageuses conduisaient ces machines. « Elles partaient toutes seules en motoneige et elles se promenaient dans des sentiers qui ne sont pas comme les sentiers d’aujourd’hui! » Une dame a raconté que son père lui donnait la permission de prendre la motoneige, mais « arrange-toi pour être capable de la partir », lui disait-il. « Ça prenait des bons bras pour démarrer une motoneige, mais il y avait toujours une femme dans le groupe qui était un peu plus forte que les autres pour les démarrer en cas de difficulté », dit-elle avec nostalgie.

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Lisa Grenier