Actualités, Cahier Agroalimentaire

Le meilleur lait de la région est produit à Béarn

Pour une deuxième année consécutive, le lait produit par la ferme Carpentier et fils de Béarn se hisse sur la plus haute marche du podium à l’échelle régionale. Le copropriétaire, Sébastien Gauthier et sa conjointe, Andréane Gauthier, gestionnaire du troupeau nous livrent les secrets de leur performance.

Tout d’abord, vous ne serez pas surpris d’apprendre que la qualité d’un lait débute avec la qualité de l’alimentation de la vache, donc aux champs, et se termine à la traite. À la ferme Carpentier, la traite des vaches est effectuée trois fois par jour, ce qui contribue au confort des vaches en évitant l’engorgement du pis.

Andréane et Sébastien se répartissent les tâches liées à la production laitière comme suit. Elle s’occupe de tout ce qui a trait au troupeau, de l’insémination, l’alimentation, les traites, l’hygiène, la supervision des employés. Lui, du travail aux champs, du choix des semences, de l’alimentation, du choix des vaches.

Un million de petits détails

« Plus les vaches sont confortables, bien au sec, bien propres, plus les cellules somatiques diminuent dans le pis », a souligné Andréane Gauthier.

Les cellules somatiques sont un genre d’anticorps produit pour combattre les microbes extérieurs, le stress. La quantité de cellules somatiques fait partie des indices sur lesquels la qualité du lait est déterminée. Moins elles sont nombreuses, plus le lait est de bonne qualité. Un autre facteur, et non le moindre, pour mesurer la qualité du lait est le nombre de bactéries externes qui peuvent être introduites dans le lait si le pis ou les équipements de traite n’ont pas été adéquatement nettoyés.

Voilà pour ce qui est directement lié aux opérations de traite. Cependant, une bonne partie de la qualité du lait est directement liée à l’alimentation même de la vache. « La qualité de l’alimentation de la vache provient d’une nourriture de qualité qui elle provient d’un sol de qualité, a renchéri Sébastien Gauthier. La base se trouve au sol, mais toutes les étapes sont aussi importantes les unes que les autres, et ce jusqu’à la fin de la chaîne des opérations. »

Crédit : Gracieuseté
Andréane et Sébastien Gauthier, au centre, au moment où ils ont reçu leur prix pour l’année 2018 en mars dernier.  Ils sont en compagnie de Bruno Letendre, président producteurs de lait du Québec, et Laurie Côté Sarrazin, ex employée à la ferme.
Crédit : Gracieuseté
Andréane et Sébastien Gauthier, au centre, au moment où ils ont reçu leur prix pour l’année 2018 en mars dernier. Ils sont en compagnie de Bruno Letendre, président producteurs de lait du Québec, et Laurie Côté Sarrazin, ex employée à la ferme.

Actuellement, 53 vaches sont en lactation à la ferme Carpentier qui compte deux employés à l’étable et un travailleur saisonnier aux champs. Chacun à sa façon, Andréane et Sébastien Gauthier, parlent de leur profession avec passion. Leur motivation, faire le lait de la meilleure qualité : « Parce que c’est ce lait qui se trouve sur ma propre table, que je donne à nos trois enfants, conclut Andréane Gauthier. Aujourd’hui, nous avons les projecteurs sur nous, mais pour nous un lait de qualité, ça se construit à chaque instant, à chaque traite, à travers nos observations, à travers l’information que nous trouvons. »

Saviez-vous que?

Chaque fois que le camion-citerne vient prélever le lait à une ferme, il pratique un échantillonnage du lait qui doit répondre à des standards très élevés. Par exemple, s’il contient des antibiotiques, si le nombre de bactéries ou de cellules somatiques est trop élevé, le producteur aura une pénalité qui peut même conduire à l’interruption de la cueillette du lait. En contrepartie, plus la qualité du lait sera élevée, mieux le producteur sera rémunéré, car il touchera une prime à la qualité.