Actualités

Le projet d’incinérateur au Témiscamingue

0 154

Depuis plusieurs années, la MRC de Témiscamingue veut implanter un incinérateur pour la gestion des déchets ultimes en région. Pour l’instant, tout ce que l’on met dans le bac noir se retrouve au lieu d’enfouissement de Multitech Environnement, à Rouyn-Noranda. L’incinérateur pourrait être une belle alternative et la MRCT continue d’analyser les possibilités quant à la réalisation de ce projet.

Ce qui a été fait pour l’instant

Trois appels d’offres ont déjà été annoncés depuis les premières étapes du projet d’incinérateur. Lors du premier appel d’offres, peu d’entreprises intéressées se sont manifestées, et les montants soumis étaient trois fois plus élevés que le prix budgété. Au second appel d’offres, la MRC de Témiscamingue n’a reçu aucune proposition. C’est alors qu’une demande a été envoyée au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) pour éventuellement pouvoir traiter de gré à gré avec une entreprise. « Une entente de gré à gré permet de discuter directement avec l’entreprise et de lui demander ce que nous désirons et qu’elle nous rende les services en conséquence, au lieu d’aller en soumission et d’attendre que les gens nous fassent une proposition », explique Claire Bolduc, préfète de la MRC de Témiscamingue. Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation a répondu à la MRCT qu’elle devait faire un autre appel d’offres similaire. En cas de non-réponse, là, il serait possible pour la MRCT de demander une dérogation au MAMH pour traiter de gré à gré avec une entreprise sélectionnée. Chose dite, chose faite, aucun soumissionnaire ne s’est manifesté. Lors d’une rencontre du conseil de la MRC de Témiscamingue, les élus ont donc passé une résolution pour demander l’autorisation de traiter de gré à gré et la demande fut transmise au MAMH.

Une entente de gré à gré

Dans le milieu municipal, l’entente de gré à gré est interdite, car elle permet le favoritisme, à moins d’une dérogation. « Nous avons fait l’exercice au complet et la situation nous oblige à aller directement vers une entreprise et à discuter directement avec eux. Voilà pourquoi nous avons besoin de cette dérogation », constate madame Bolduc. Si la réponse du MAMH est favorable, la MRC dispose déjà d’une provision budgétaire de 203 000$ pour analyser le dossier et avoir des échanges ainsi que des propositions de la part de l’entreprise qui sera sélectionnée. « Si l’incinérateur nous coûte 5 millions, nous serons alors en mesure de calculer sur combien de temps il se rentabiliserait. Nous économiserons sur les frais pour transporter et faire enfouir les déchets à Rouyn-Noranda. Cependant, si le projet coûte 30 millions, nous savons que nous ne sommes pas équipés pour payer cela », exprime Claire Bolduc. Environnementalement parlant, les incinérateurs sont très intéressants et une discussion avec une entreprise permettrait d’évaluer la cogénération d’énergides. Elle permettrait également d’analyser les avantages et les inconvénients d’une telle installation et de commencer à disposer des cendres créées. Comme l’Écocentre de Fabre est déjà bien équipé pour le tri des matières, l’idée serait de récupérer le métal des déchets ultimes et de détruire le reste grâce à l’incinérateur.

L’inspiration européenne

En 2016, plusieurs élus, dont la directrice générale et certaines personnes siégeant toujours au conseil de la MRCT, ont visité des installations d’incinérateurs en France et en Suède. Ils en ont vu de grandes comme de petites tailles, selon les besoins de la région. Il s’agissait d’incinérateurs performants sur le plan environnemental et efficaces sur le plan énergétique. Ils ne dégageaient pas d’odeurs ni de matières en suspension dans l’atmosphère. Certains récupèrent le mâchefer et d’autres créent seulement des cendres.

About the author / 

Claudelle Rivard