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Le Témiscamingue #luiaussi

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S’il est un mouvement qui aura mis en lumière l’horreur que peut vivre une femme de nos jours, c’est bien celui de #moiaussi #metoo, sur les réseaux sociaux. En effet, après les révélations d’inconduite sexuelle de la part de plusieurs stars d’Hollywood, mais aussi québécoises, plusieurs femmes ont senti que c’était le moment de porter ces comportements au grand jour et ainsi révéler les inconduites sexuelles subies, parfois quotidiennement.

Le Témiscamingue n’aura malheureusement pas été épargné. En effet Mireille Prieur, chargée de projets au CALACS témoigne d’une recrudescence d’appel depuis le début des dénonciations publiques. « Ça a eu un impact, surtout au nombre de téléphones que nous recevons quotidiennement. Il y a vraiment un tabou qui a été brisé et les femmes se sentent plus à l’aise de se confier. Malheureusement, nous ne pouvons toujours pas intervenir auprès de ces personnes. Pourtant au niveau de la région, les CALACS sont débordés ». En effet faute de financement récurrent, le CALACS du Témiscamingue, n’a jamais pu faire d’intervention, depuis sa création en 2003, pourtant partie intégrante de son mandat. Bien que le gouvernement ait récemment annoncé vouloir injecter 1 million de dollars pour aider les CALACS à faire face à cette vague, ces derniers estiment que c’est encore trop peu pour mener à bien leur mission. Par exemple, sur le million de dollars d’aide du gouvernement, une fois divisé au prorata de la population régionale, il resterait tout au plus 4 000$ pour le CALACS du Témiscamingue, ce qui ne constitue qu’une faible aide au financement de l’organisme. « Aussitôt qu’on trouvera un financement récurrent c’est certain qu’on va mettre de l’avant l’intervention. On le sait et on le sent que c’est un besoin, maintenant plus que jamais » conclut madame Prieur.

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Guillaume Gonzalez