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L’Gros Trappeur Fourrures reconnu

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La 42e édition du Salon du Trappeur et de la Fourrure se déroulait à Lévis du 1er au 3 mars 2019 derniers. Cela fait quelques années qu’ils jumellent le volet mode du salon avec l’école de design adjacente pour organiser un concours de création de vêtements et d’accessoires avec de la fourrure. Pour cette année, ils se sont inspirés d’une démarche qui avait déjà été entamée afin que nos athlètes olympiques recommencent à porter de la fourrure dans les vêtements de cérémonie. L’Gros Trappeur Fourrures, de Nédélec, a participé à ce concours et a même remporté les honneurs.

Le concours

Les étudiants de deuxième année à l’école de mode de Notre-Dame-de-Foy ont présenté des pièces qui pourraient répondre à la demande de ce concours. Par la suite, six pièces ont été sélectionnées, quatre vêtements et deux accessoires. Pour le grand concours, où les six pièces étaient présentées dans un défilé de mode, chacun des designers était jumelé avec une maison de fourrure. C’est ainsi que l’entreprise L’Gros Trappeur Fourrures s’est retrouvé jumelé avec Sarah-Jane Lapierre pour réaliser sa pièce. Bien sûr, celle-ci devait comporter de la fourrure sauvage et les trois critères sur lesquels étaient jugés les créations étaient la beauté et la qualité du morceau, le potentiel de commercialisation et la mise en valeur de la fourrure. « Nous avions une certaine liberté afin de mettre la touche de notre entreprise dans la création de Sarah-Jane Lapierre. La plus grande difficulté que nous avons rencontrée était la distance qui nous séparait d’elle », partage Claude Cardinal, co-propriétaire de L’Gros Trappeur Fourrures. La communication n’était pas toujours facile et ils ont eu à prendre des chances dans la confection. Heureusement, la designer leur faisait confiance et mesdames Cardinal et Lapierre avaient vraiment réussi à comprendre et à s’entendre sur le sens du design.

La création

Il s’agit d’un chandail blanc en molleton avec une feuille d’érable en castor rasé teint rouge. La feuille a été appliquée à la main avec un point en « X » en laine. Son look est très chaleureux et a un côté plus artisanal avec ses manches bouffantes et son col qui ballonne. « Notre couturière, Martine Lessard, a fait beaucoup d’heures supplémentaires. Elle a embarqué dans le projet sans se questionner et elle a fait un travail impeccable. Nous sommes vraiment fiers! Le tout a été trippant et nous a donné plusieurs idées pour développer de nouveaux produits » se réjouit madame Cardinal. Ils ont eu un très court délai pour réaliser la pièce. En tout, ça été environ trois semaines pour la réalisation. Le chandail a été terminé le mercredi soir à 21h30 et le jeudi matin, l’équipe partait pour le salon. « Nous étions vraiment très emballés par le projet, ne serait-ce que pour la visibilité que cela nous procurait. Ça faisait trois ans que les organisateurs du salon voulaient que nous soyons présents, mais c’était la première fois que nous pouvions y aller » raconte madame Cardinal. Elle ne s’attendait pas à gagner, elle était tout simplement fière de présenter la pièce, surtout qu’ils y avaient des concurrents qui font cela depuis des années. « Ça pris quelques secondes avant que je réalise que c’était nous qu’ils avaient nommés. Ils nous ont dit qu’ils voyaient tout le travail qu’il y a derrière la confection de la pièce », se souvient Claude Cardinal.

Le Comité olympique canadien

À la suite du concours, les représentants de l’Institut canadienne de la fourrure, la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec et l’école de mode Notre-Dame-de-Foy apporteront la pièce, un peu comme un argument au Comité olympique canadien, une idée de l’image que pourrait avoir les Canadiens pour la cérémonie d’ouverture. Cela s’apparentera d’un discours sur la réhabilitation de la fourrure sauvage qui est l’emblème du Canada et qui était présente, avant les dix dernières années, sur les vêtements des athlètes olympiques. L’équipe de L’Gros Trappeur Fourrures attend la prochaine étape et la délégation leur fera un suivi sur l’avancement du dossier.

L’expérience

C’était impressionnant pour eux, en tant que premier passage à ce salon, de réaliser que plusieurs personnes présentes les connaissaient. Les gens venaient les voir à leur kiosque et leur disait qu’ils les suivaient, qu’ils les aimaient beaucoup et qu’ils étaient très contents qu’ils soient présents. Pour l’équipe, c’était un peu étourdissant mais significativement plaisant. En plus de leur victoire, ils auront également le droit de commercialiser le produit imaginé par la future designer Sarah-Jane Lapierre. « Ça été une belle collaboration et c’est une expérience à réitérer dans les prochaines années. Surtout pour le défi que cela nous a donné et parce que ça nous a poussé à aller plus loin. »

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Claudelle Rivard