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Les Libellules, une leçon de vie

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Depuis maintenant cinq ans, le « Service Libellule » a vu le jour à l’école Marie-Assomption de Saint-Bruno-de-Guigues. Il s’agit d’une classe spécialisée pour des élèves ayant une déficience intellectuelle moyenne à profonde, voire de graves retards de développement ou encore des enfants autistes. Ces enfants ne pouvant pas fonctionner dans un cadre régulier, ils ont besoin de plus de soutien et d’encadrement. Actuellement, la classe compte cinq élèves pouvant aller de 5 à 12 ans.

Chaque élève ayant des besoins particuliers, il faut donc s’adapter à chacun d’entre eux afin de leur fournir le meilleur soutien possible. C’est le défi que relèvent chaque jour les trois personnes responsables du service : l’enseignante Caroline Beauregard-Descôteaux, bachelière en adaptation scolaire et sociale, l’éducatrice Annie Falardeau et la préposée Deanne Duquette.

La principale activité de cette classe est de favoriser intégration avec les élèves réguliers. Le personnel crée donc beaucoup d’activités créant des interactions entre les élèves dits réguliers et ceux du Service Libellule. « Tout le monde embarque et a le goût d’aider les élèves de cette classe. Ça donne vraiment un beau climat d’entraide dans l’école », mentionne madame Beauregard-Descôteaux.  L’échange est bénéfique pour les deux parties, les élèves de la classe spécialisés se trouvent d’autres modèles et se sentent plus valorisés de fréquenter des enfants réguliers tandis que ces derniers sont plus sensibilisés à la cause, et donc plus enclins à les aider.

Au niveau personnel, l’enseignante est formelle sur la leçon de vie et de courage que donnent les enfants de la classe spécialisée : « Ils travaillent toujours très fort, ils ont toujours besoin de persévérer, il n’y a rien dans la vie qui est « facile » pour eux. De notre côté, parfois on vit des petites épreuves face auxquelles on se décourage vite, et eux, malgré toutes les difficultés qu’ils peuvent traverser, ces enfants-là sont toujours de bonne humeur. Ils vivent le moment présent. Ils sont « ici, maintenant, tout de suite » et ils sont heureux d’être là. Moi je trouve que ça, c’est beau et que nous, on ne le fait pas assez ».

Photo: Caroline Beauregard-Descôteaux avec deux de ses élèves

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Guillaume Gonzalez