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L’OBVT affecté par un manque de financement

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Crédit photo : Caroline Dénommé

L’organisme du bassin versant du Témiscamingue (OBVT) a vu son financement être diminué dans la foulée du budget provincial. L’organisme qui aurait besoin annuellement de 350 000 $ n’aura à sa disposition que 125 000 $, ce qui le force à réduire son personnel et ses activités.

Pierre Rivard, directeur général de l’OBVT ne cache pas sa déception. « On était vraiment sur une belle lancée. On commençait à voir les résultats concrets de nos actions. C’est dommage de ne pas avoir les moyens de continuer à ce rythme-là ».

Parmi les services qui écoperont, il y a les suivis de la qualité de l’eau qui étaient auparavant assurés sur 24 cours d’eau. Cet été, seulement sept cours d’eau bénéficieront d’analyses fréquentes. Les efforts pour la lutte des espèces aquatiques envahissantes devront être réduits. Beaucoup d’activités de sensibilisation n’auront pas lieu, en plus de la station mobile de lavage de bateau qui ne pourra être déployée de façon aussi constante que les années précédentes. Pierre Rivard estime que les activités seront réduites au tiers.

Aucun agent de sensibilisation ne pourra être engagé à l’OBVT cet été, ce qui affecte plusieurs services et activités.

Monsieur Rivard compte bien envoyer une lettre au député Luc Blanchette pour l’informer de la situation précarisée de l’organisme.

« On aimerait donner le signal clair au gouvernement que notre rôle est important et que nous ne pouvons pas, sans financement, porter notre mission à bout de bras, avec quelques bénévoles et si peu d’employés. Nous avons besoin de ressources adéquates. Pour l’instant, on doit s’appuyer sur trop d’acteurs qui ne sont pas toujours au rendez-vous et ça ralentit le processus de nos dossiers en cours », affirme Pierre Rivard qui confirme que l’OBVT a toujours quelques contrats avec certaines municipalités et des entreprises privées.

Finalement, monsieur Rivard espère que la situation se rétablisse rapidement.

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Mathilde Mantha

Passionnée de lecture, d’écriture, d’art et de culture, elle a fait des études collégiales en littérature. Son désir de relever des défis l’a conduite au sein de l’équipe du journal le Reflet où elle peut contenter en partie, sa curiosité et son avidité d’information.