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L’UQAT : budget amputé de 2,4 millions $

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Les coupes budgétaires prévues par le gouvernement Couillard n’épargnent pas les établissements d’éducation. L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) n’y échappera pas.

La rectrice de l’UQAT, Johanne Jean, rapporte que les compressions totalisent un montant de 2,4 millions $ pour son université. C’est 5,5 % du budget qui sera amputé, et ce, de manière récurrente. Les solutions trouvées pour atteindre un équilibre financier devront donc s’exécuter à long terme. Même si madame Jean est loin de se réjouir de ses coupures substantielles, elle affirme que son équipe fera tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas couper dans les services étudiants et dans la qualité de l’enseignement. Ce sont deux priorités au cœur de l’établissement et des compromis sur ces valeurs semblent difficiles à concevoir. En toute connaissance de ces compressions majeures, il est à se demander si l’UQAT en aura vraiment le choix.

À l’heure actuelle, toutes les issues possibles sont étudiées. L’UQAT pense à unir ses forces avec le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue afin de créer des partenariats administratifs et peut-être même, éventuellement, des partenariats académiques. Il n’est pas exclu que l’établissement s’associe à d’autres universités québécoises qui font face aux mêmes problématiques qu’eux afin de garder le plus de formations possible accessibles à leurs étudiants. Aussi, on soulève que plusieurs groupes de petite taille pourraient être fusionnés. Toutes ces pistes de solutions sont hypothétiques et mises sur la table dans le but d’être évaluées.

« Actuellement, nous faisons un portrait détaillé de la situation et examinons toutes les solutions qui se présentent à nous. Les coupures drastiques seront considérées en dernier recours. Nous remettons en question l’offre de certains cours et nous revoyons les services offerts. Tout y passe, mais rien n’est encore décidé », affirme Johanne Jean.

L’inquiétude et l’incertitude font, par la force des choses, place à une volonté de penser la structure autrement. Ces décisions gouvernementales jugées déplorables forceront l’UQAT à faire preuve d’innovation et de créativité pour pallier l’écart budgétaire.

En plus des dirigeants universitaires, les étudiants ont aussi lancé un cri d’alarme, le 29 janvier dernier, lors de la mobilisation Touche pas à ma région. Plusieurs étudiants, enseignants et citoyens se sont rassemblés pour former une grande chaîne humaine autour de l’Université et du Cégep de l’Abitibi Témiscamingue à Rouyn-Noranda. Ce mouvement nommé Enchaînons l’austérité était une initiative étudiante visant à lancer le message qu’ils n’acceptaient pas que l’on touche à leurs lieux d’enseignement supérieur. Ils ont ainsi manifesté leur désaccord par rapport à l’ensemble de décisions qui affectent le système d’éducation québécois.

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Mathilde Mantha

Passionnée de lecture, d’écriture, d’art et de culture, elle a fait des études collégiales en littérature. Son désir de relever des défis l’a conduite au sein de l’équipe du journal le Reflet où elle peut contenter en partie, sa curiosité et son avidité d’information.