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L’UQAT en Haïti

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Du 5 au 12 juillet dernier, deux fiers représentants de l’UQAT se sont rendus à Cap-Haïtien, une ville dans le Nord-est d’Haïti. Leur mission était d’implanter des parcelles expérimentales pour mettre en place un projet de recherche et amorcer une collaboration entre l’UQAT et la Faculté d’Agronomie du Campus Henri Christophe de Limonade (CHCL) de l’Université d’État d’Haïti.

 

Ce sont Vincent Poirier, professeur chercheur, et Frédérick Marcotte, technicien en chimie analytique, tous deux employés de l’UQAT à la Station de Recherche agroalimentaire de l’Abitibi-Témiscamingue à Notre-Dame-du-Nord, qui ont fait le voyage. Cette collaboration s’inscrit dans un projet d’envergure nommé KLIMA qui a pour objectif d’implanter des forêts énergétiques sur des terres dégradées pour les restaurer, stocker du carbone et lutter contre l’augmentation de la concentration en gaz à effet de serre. Monsieur Poirier précise : « Initialement, c’est grâce à mon ami Martin Beaudouin-Nadeau, président-directeur général de Viridis Terra Innovation, que j’ai pu être impliqué dans ce projet d’envergure qu’est KLIMA. » Comme monsieur Beaudoin-Nadeau voulait que monsieur Poirier puisse contribuer, ce dernier a eu l’idée de mettre en place des parcelles expérimentales pour un projet de recherche afin de faire des études sur la plantation. Le projet KLIMA est financé par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec dans la cadre du Programme de coopération climatique internationale. Ce financement a été obtenu par un consortium établi entre l’entreprise Viridis Terra Innovation (VTI) et le Centre d’étude et de coopération internationale (CECI).

 

« Nous avions un plan de match ambitieux », explique Vincent Poirier. Lors de leur voyage, ils ont rencontré les co-doyens de la faculté, ont visité leurs laboratoires et ont fait plusieurs sorties de terrain. Par la suite, ils ont réussi à implanter une partie de parcelles expérimentales et à transmettre leurs méthodes d’échantillonnage des sols à l’équipe locale. Leur séjour, en juillet dernier, a été rendu possible grâce à une subvention du ministère des Relations internationales et de la francophonie du Québec dans le cadre du Programme de coopération Québec-Haïti. Les étapes de terrain, tels l’échantillonnage, la prise des échantillons, la plantation et son suivi ainsi que la mesure de la croissance des arbres, se feront en Haïti, et l’analyse des sols sera réalisée au Québec.

 

L’avenir semble prometteur pour le projet mais aussi pour des collaborations futures, tels d’éventuels projets de recherche ou la possibilité d’offrir de la formation aux étudiants haïtiens. En effet, la faculté d’agronomie du CHCL de l’Université d’État d’Haïti offre la formation au Baccalauréat, mais pas à la Maitrise ou au Doctorat. « À la Station de Recherche, c’est l’inverse », souligne Monsieur Poirier « Il y a un très beau potentiel pour faire en sorte que les étudiants qui vont terminer le Bac là-bas pourraient s’en venir chez nous pour continuer leur formation. » À long terme cela pourra accroitre la mobilité entre la station de recherche et la faculté haïtienne et nous permettre d’accueillir plusieurs étudiants chez nous.

 

La réponse de la haute direction de l’UQAT face à la belle initiative de Vincent Poirier est positive. De part et d’autre, la volonté de créer des liens est palpable, même si le projet n’en est qu’à ses balbutiements.

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Claudelle Rivard