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Nicholas Caron à Chicago pour le Power Play Hockey

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En avril dernier, lors du long congé de la fête de Pâques, Nicholas Caron, un jeune joueur de hockey de 14 ans de Temiskaming Shores, a vécu une expérience hors du commun en participant à un tournoi qui se déroulait à Chicago dans le cadre du programme Power Play Hockey (PPH).

Power Play Hockey

Ce programme recrute des joueurs de hockey du monde entier, mais principalement des États-Unis et du Canada, et ce, dans différentes catégories. Comme le site web de l’organisation l’indique, l’expérience s’avère une opportunité des plus profitables pour les joueurs sélectionnés. Ceux-ci participent à des tournois aux États-Unis et bénéficient d’un entraînement et de conseils provenant d’une équipe d’entraîneurs chevronnés.

Nicholas Caron fait partie des privilégiés à joindre l’organisation, et c’est grâce à Stéphane Matteau, joueur de la Ligue nationale de hockey de 1990 à 2003, qu’il a pu vivre un premier tournoi d’une série de trois. Stéphane Matteau fait partie des entraîneurs de PPH. C’est aussi le cousin de la mère de Nicholas. « C’est lui qui nous a parlé du programme, il y a quelques années, et c’est cette année que le tout s’est concrétisé », raconte Annik Boucher, la mère de Nicholas.

À Chicago

Pour le premier tournoi à Chicago, Nicholas a dû joindre une équipe de 15-16 ans, les Powerplays, puisque celle de sa catégorie affichait complet. Le weekend a débuté avec un entraînement lors duquel les cinq entraîneurs étaient présents pour observer les joueurs et leur donner des conseils et des stratégies. Quatre matchs ont été disputés par la suite : 1 victoire et 3 défaites, un résultat qui n’a vraisemblablement pas découragé le gérant de l’organisation qui s’est empressé de mentionner aux joueurs que le but premier du programme est d’avoir du plaisir à pratiquer un sport qu’ils adorent tout en se développant à leur plein potentiel. Et de leur côté, les parents ont assisté à une conférence, donnée par Stéphane Matteau, accompagné des quatre autres entraîneurs, qui mettait l’accent sur la façon de bien accompagner son enfant dans son cheminement.

Au début de l’aventure, Nicholas semblait incertain de son choix, surtout parce qu’il allait jouer avec des hockeyeurs plus vieux que lui provenant d’un peu partout aux États-Unis… New York, Boston, New Jersey, Buffalo, entre autres.

« Mon défi a été celui de la confiance. J’allais jouer avec d’autre monde. Je ne savais pas comment les autres joueurs allaient se comporter, comment ils allaient être. Je ne savais pas si j’allais être à leur niveau, mais finalement, ça s’est vraiment bien passé. Mon cousin Stéphane ne m’aurait pas placé dans cette équipe-là si je n’étais pas capable de suivre. J’ai aimé l’expérience, voir d’autres joueurs de hockey. Ça m’a permis un peu de me classer, de savoir où je suis par rapport à eux. Ça m’a permis aussi de savoir ce que je dois améliorer », raconte Nicholas.

L’adolescent de 14 ans parle aussi du professionnalisme des entraîneurs. « Ils connaissent le hockey. Ils savent de quoi ils parlent. Même s’ils n’ont pas tous joué dans la LNH, ils ont le bon mindset. »

La suite

Deux autres tournois attendent Nicholas. Ils auront lieu à Boston du 21 au 23 juin et du 18 au 21 juillet. Cette fois-ci, il joindra de jeunes hockeyeurs de son âge. Il se dit déjà plus confiant. « Je sais comment ça fonctionne maintenant, comment ça se déroule. Je vais pouvoir appliquer ce qu’on m’a dit et ce qu’on m’a montré. »

Le joueur des Ebert Welding Puckhounds de New Liskeard, dans le Bantam A, se trouve chanceux de vivre une telle aventure. Il ne sait pas où le hockey va le conduire, mais une chose est certaine, il attend les deux autres tournois avec impatience et il espère revivre une telle expérience dans les années à venir.

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Dominique Roy