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Des outils pour gérer l’anxiété

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Depuis 2004, le pavillon de Ville-Marie du Centre intégré de santé et services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) ouvre des groupes d’autogestion de l’anxiété. C’est l’intervenante communautaire en santé mentale Christine Meunier qui anime la formation de 10 séances qui abordent tout autant de thèmes différents.

Il ne s’agit pas d’un groupe de thérapie, mais d’ateliers-discussions éducatifs où bien sûr, la vocation d’entraide n’est pas évincée. L’objectif est de donner des outils aux gens qui souffrent de l’anxiété. « Il est important de spécifier que ça ne s’adresse pas uniquement à des personnes qui ont reçu un diagnostic, mais à toutes celles qui en ressentent le besoin », précise Christine Meunier. La technique d’autogestion est gagnante pour le participant puisqu’elle mise sur l’autonomisation. « On s’appuie sur le plein potentiel de nos participants. Ont rempli leur boîte à outils en explorant les quatre verbes qui nous permette de prendre le dessus sur l’anxiété soit : connaître, évaluer, choisir et agir ». Cette approche découle d’une formation donnée par l’organisme Revivre dont les bureaux sont situés à Montréal et qui se spécialise dans les troubles d’anxiété, de bipolarité, de dépression et qui fait beaucoup d’éducation populaire sur la confiance en soi. Il est reconnu par l’institut universitaire Douglas en santé mentale.

Christine Meunier est en mesure de constater des résultats à la fin de chaque cohorte. « Chacun évolue à son rythme, mais personne ne fait du surplace. À la fin, quand les participants constatent le chemin qu’ils ont fait, ils sont fiers. Un apprentissage majeur est qu’on doit composer avec l’anxiété quand ça fait partie de nous, alors on tend à en faire un allier plutôt qu’un obstacle ».

About the author / 

Mathilde Mantha

Passionnée de lecture, d’écriture, d’art et de culture, elle a fait des études collégiales en littérature. Son désir de relever des défis l’a conduite au sein de l’équipe du journal le Reflet où elle peut contenter en partie, sa curiosité et son avidité d’information.