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« Savoir Affaires » : Des producteurs agricoles et intervenants témiscamiens en vedette

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La 8e édition de Savoir Affaires, un concept créé par L’Université du Québec, s’est tenue en Abitibi du 28 octobre au 1er novembre sous le thème « Allons vers l’avenir – Nikan ijaten ». Le Témiscamingue y était bien représenté.

Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec ce concept, « Savoir Affaires » est une vaste activité de développement économique créé par l’Université du Québec et Frappier Tandem+. Il s’agit de réunir des étudiants universitaires de cycles supérieurs et de postdoctorats, en provenance des 10 établissements du réseau de l’Université du Québec. Ceux-ci mettent à profit leur créativité en générant des idées d’affaires selon la thématique de la journée. Des gens d’affaires du milieu hôte épaulent ces étudiants en présentant l’activité économique à laquelle ils contribuent.

« Il s’agit d’une véritable immersion entrepreneuriale touchant au démarrage d’entreprise, à la gestion de projet et au travail d’équipe, a indiqué Lorraine Frappier, coordonnatrice de Savoir Affaires. Quand nous tenons un Savoir Affaires, nous le faisons en étant à l’écoute du milieu. Les thèmes sont choisis en fonction de l’activité régionale. Dans ce cas-ci, nous avons travaillé en étroite collaboration avec l’UQAT et les huit SADC de la région. À chaque fois, nous prenons la couleur de la région que l’on visite. Cette huitième édition se caractérise notamment par la prise en compte des réalités autochtones propres à l’Abitibi-Témiscamingue et au Nord-du-Québec. »

Thèmes abordés

La première journée, soit le 28 octobre au campus de Val-d’Or, a principalement été consacrée aux « Minières connectées sur le monde et son milieu ». La seconde journée, également au campus de Val-d’Or, s’est déroulée sous le thème « Une assiette exemplaire pour une terre prospère ». Claire Bolduc, agronome et préfète de la MRC Témiscamingue, en était la présentatrice. Plusieurs producteurs du Témiscamingue participaient également à cette journée.

La troisième journée, toujours au campus de Val-d’Or, s’est déroulée sous le thème « L’art de conjuguer les richesses naturelles, le tourisme et la culture ». Enfin, la quatrième journée, soit le 31 octobre, se déroulait au campus d’Amos sous le thème « La forêt, un univers de changements et d’opportunités ». Le vendredi 1er novembre était réservé à la clôture de l’activité avec la remise des prix aux étudiants dont les projets s’étaient le plus illustrés.

Une expérience positive

Guy Robert, un producteur agricole témiscamien, faisait partie, avec plusieurs collègues du Témiscamingue, des gens invités à présenter leur champ d’activité lors de la seconde journée dédiée à la production agricole et à l’agrotransformation.

Il a été plutôt enchanté de découvrir une belle ouverture et une soif d’apprendre chez les étudiants qui faisaient partie du groupe auquel il collaborait. « J’ai été impressionné par la convivialité, et la présentation complète qui était faite de notre agriculture, a-t-il noté. En entendre parler de façon positive, ça fait chaud au cœur. L’aspect négatif, on en entend parler, mais le bon côté, on en parle peut-être moins souvent. Quand on prend conscience de ce que nous on possède, la terre, les eaux, ce que tous n’ont pas, et de tout le potentiel de développement que cela offre, c’est rassurant. C’est vraiment intéressant de voir que nous, nous pouvons faire pratiquement n’importe quoi. Toutes les possibilités sont entre nos mains. »

Après avoir salué la belle ouverture des étudiants, M. Robert a tout de même noté qu’au-delà de leurs connaissances acquises, l’expérience et la connaissance terrain valaient leur pesant d’or. En ce sens, l’expérience a été enrichissante à plusieurs égards pour lui. « La plupart d’entre eux sont originaires de grands centres, ils ont de bonnes idées, ils sont créatifs, mais c’est à travers les échanges avec nous qu’ils pouvaient vérifier si leurs idées sont entièrement applicables. »

Retombées à moyen et long terme

Cette huitième édition a accueilli 150 participants. Ceux-ci comprenaient une trentaine d’intervenants animateurs, une soixantaine de gens d’affaires et 48 étudiants dont 13 sont attachés à l’UQAT. Une vingtaine d’étudiants de niveau collégial étaient également présents à titre d’observateurs.

Les éditions précédentes de l’activité créée en 2011 en Mauricie, se sont également tenues au Centre-du-Québec en 2013, dans Lanaudière-Laurentides en 2014, au Saguenay–Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord en 2016, à Montréal en 2017 et en Beauce en 2018.

« Un Savoir Affaires se prépare pendant 14 mois, a conclu Lorraine Frappier. Mais une fois l’activité d’une semaine terminée, ça ne s’arrête pas là. Les projets proposés par les étudiants peuvent être consultés et être mis en œuvre par des entrepreneurs. Nous avons encore des demandes de licences pour les projets qui avaient été élaborés en 2011. À ce jour, au moins une dizaine de projets soumis dans le cadre de cette activité ont été réalisés. »