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La station de recherche en pleine vitalité

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Inaugurée en 2011, la station de recherche agroalimentaire de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, située à Notre-Dame-du-Nord, poursuit sur sa mission. Son principal attrait est la dématérialisation des cours, l’UQAT ayant toujours revendiqué son ancrage à la hauteur de la région. Appartenance qu’elle défend depuis ses premiers jours, puisqu’il faut savoir que l’UQAT fût la première université du réseau à lancer un signal fort, en décidant de porter le nom de sa région (suivie par l’UQO) plutôt que le nom de la ville de son siège social, comme l’ont fait les autres du réseau Universités du Québec.

En premier lieu, le volet centre de formation, accessible à distance ou non, offre un accès complet aux locaux et infrastructures de la station pour tous les étudiants inscrits, et ce en tout temps. Les étudiants peuvent ainsi venir à leur guise en soirée ou fin de semaine, ce qui peut s’avérer pratique pour un parent souhaitant un retour aux études par exemple. Dans les programmes à distance, une large palette s’offre aux étudiants que ce soit en gestion, santé, éducation ou même environnement minier. Notons aussi des formations uniques en lieu avec le milieu autochtone, comme Piwaseha, qui permet d’acquérir une meilleure compréhension des réalités passées et présentes des Premières Nations.

Le volet de la recherche scientifique, lui, se concentre sur le milieu de l’agriculture et offre aussi une formation d’études supérieures uniquement (maitrise et doctorat). Un microprogramme à distance, en agriculture fourragère, dispensée exclusivement par la station de recherche à travers le Québec, vient d’être mis en place. Des étudiants aussi loin que La Pocatière ou du Lac-Saint-Jean suivent actuellement ce cours, ce qui permet d’assurer une visibilité de l’UQAT en dehors de la région. Présentement, deux professeurs, Carole Lafrenière et Vincent Poirier travaillent activement en recherche à la station. Plusieurs projets sont en branle, dont certains en collaboration avec l’Université Laval, mais aussi le Centre National de Recherche scientifique en France. Au sujet de la recherche en général, monsieur Poirier tient à préciser : « La recherche, c’est quelque chose qui avance lentement, on travaille sur du long terme. À partir du moment où on développe une idée il peut se passer 6 mois avant de déposer la demande. Ensuite, ça peut aussi prendre 6 mois avant d’avoir une réponse. Là, si ça fonctionne, ça dure de 2 à 3 ans pour récolter des données et enfin avec ces dernières on peut écrire un article. »

Autre preuve de l’ancrage du territoire, la nouvelle directrice Isabelle Ouellet a fait le choix de s’impliquer dans la Planification Stratégique du Témiscamingue, la Corporation de développement enseignement supérieur et la formation professionnelle du Témiscamingue, le Comité de la persévérance scolaire ainsi que l’activité de Tisser des Liens. « C’est important pour l’UQAT, et pour moi aussi, de s’impliquer sur tout le territoire, qu’on soit présent et qu’on réponde aux besoins des gens », conclut madame Ouellet.

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Guillaume Gonzalez