Actualités

La table des maires souhaite faire entendre ses insatisfactions

0 133

L’heure était à la dénonciation le mercredi 19 avril lors de la Table des maires. Les élus en ont profité pour prendre position sur différents enjeux.

Moratoire pour le dézonage des îlots déstructurés

Un moratoire imposé par la Commission de protection des territoires agricoles du Québec (CPTAQ) empêche la MRC de dézoner 154 terrains agricoles déstructurés. Ceux-ci sont généralement rocailleux et impropices à la pratique agricole. En 2011, la MRCT avait repensé la carte de zonage avec le CPTAQ afin de revaloriser cesdits terrains déstructurés en terrains résidentiels. Ces îlots sont situés dans les municipalités de Moffet, Notre-Dame-du-Nord, Rémigny et Fabre.

Ce qui est dénoncé par la MRCT, c’est que le moratoire est maintenu puisque la CPATQ invalide la nouvelle carte.  Elle considère plutôt une ancienne carte, datant de 1987. Un consensus régional inter municipal et des ententes avec l’UPA ont pourtant été conclues et la MRC avait procédé à toutes les études nécessaires au changement de zonage. Arnaud Warolin s’oppose à ce moratoire qui selon lui, « est un frein au développement des municipalités ».

Encore un dossier qui atterrit sur les bureaux des municipalités

Monsieur Warolin dénonce aussi le projet de loi 132 qui concerne les milieux humides et hydriques qui incombera aux municipalités. Il s’offusque puisque le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, Martin Coiteux avait promis de ne plus refiler de nouvelles tâches aux municipalités sans consultation et indemnités. « Pour les grandes villes, ça ne change pas grand-chose, mais ici, nous avons plusieurs cours d’eau, alors c’est un fardeau de plus pour nos municipalités. On décrit et on refuse cette responsabilité », dénonce le préfet.

Unis pour l’ACTIA

Le maire de Ville-Marie, Bernard Flebus, présentait à l’assemblée la situation financière précaire de l’ACTIA qui risque de cesser ces activités d’ici juin si le statu quo est maintenu. Tous se montrent sensibles au sort de la cinquantaine de participants quotidiens aux activités de ce centre de jour pour les personnes handicapées. « C’est leur environnement humain, c’est un endroit où ces personnes trouvent de la dignité. On ne veut pas de l’argent pour « patcher » le problème. On souhaite un financement récurant », énonce monsieur Flebus. Une résolution d’appui des municipalités est adoptée à l’unanimité.

Mini-centrale Onimiki en bref

Le maire de Kipawa Norman Young a aussi réitéré la bonne volonté de Kipawa et des communautés autochtones avoisinantes à travailler de concert avec la MRCT pour le projet de mini-centrale hydrique. « Cependant, pas de projet s’il y a des impacts négatifs sur le lac Kipawa », affirme-t-il. Le préfet Warolin en profite pour annoncer qu’un partenariat est en cours avec l’Organisme des bassins versants du Témiscamingue pour ce dossier, justement.

D’ailleurs, une délégation du Lac-Saint-Jean qui a un projet semblable effectif depuis quelques années viendra rencontrer les élus pour partager son expérience. Cette rencontre aura lieu le 23 mai.

About the author / 

Mathilde Mantha

Passionnée de lecture, d’écriture, d’art et de culture, elle a fait des études collégiales en littérature. Son désir de relever des défis l’a conduite au sein de l’équipe du journal le Reflet où elle peut contenter en partie, sa curiosité et son avidité d’information.