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Tendances 2020 : un regard témiscamien

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Depuis quelques années, nous vous présentons quelques tendances pour l’année à venir. Le Reflet récidive avec des expertes témiscamiennes qui présentent ce qui sera « in » en 2020 dans leur secteur d’activité.

Domaine artistique

Dans le domaine des arts, Émilie B. Côté, coordonnatrice de la Biennale Internationale d’Art Miniature de Ville-Marie au Centre d’exposition du Rift, constate que l’intégration du numérique dans les expositions est omniprésente, que ce soit par des projections, du son, des vidéos ou d’autres médias. « Chaque exposition que nous diffusons comporte un élément numérique. Ça nous demande évidemment de nous adapter aux nouvelles pratiques artistiques. En 2020, nous aurons une exposition qui comporte des casques de réalité augmentée. C’est très intéressant et, évidemment, ça attire une clientèle plus jeune qui connaît bien ces types de technologies. »

Madame B. Côté constate une attirance vers les formes d’art plus marginales, comme c’est le cas de la performance, entre autres. « Nous avons proposé, en décembre dernier, une soirée performance avec le duo Geneviève et Matthieu, artistes de Rouyn-Noranda, et les gens qui étaient présents ont été complètement surpris et transportés lors de l’événement. Il suffit d’arriver avec l’esprit ouvert et de se laisser surprendre pour constater qu’un peu de folie, ça fait du bien! Évidemment, ça remet en question beaucoup de nos idées préconçues et on doit se laisser transporter hors de sa zone de confort. Mais, ça sert à ça aussi, l’art. Ça ouvre des portes et ça explose nos barrières! » Malgré la tendance, elle avoue que ce type d’art un peu plus déjanté n’est pas encore très connu et que certains sont encore réticents.

Avec les « in » viennent les « out ». À son avis, la création d’œuvres esthétiquement belles est dépassée, parce qu’elles ne communiquent rien. « L’art, ça n’a pas besoin d’être beau pour susciter des émotions. Une démarche authentique et la profondeur du propos l’emportent souvent sur la beauté, à mon avis. Ce qui est essentiel, c’est un médiateur entre l’art et le visiteur pour vulgariser l’intention et le propos de l’artiste. Venir voir une exposition sans mise en contexte, c’est comme écouter une chanson dans une langue qu’on ne comprend pas. Le « beat » peut être bon, mais il nous manque beaucoup d’informations pour pouvoir apprécier l’oeuvre à son plein potentiel. »

Domaine littéraire

Amy Lachapelle, auteure et éditrice aux éditions Z’ailées, remarque le retour en force de l’horreur. Elle mentionne que les romans de ce genre pullulent sur les tablettes et que plusieurs maisons d’édition ont mis sur pied des collections spécialisées dans ce genre littéraire. Elle pense, entre autres, à la collection Les contes interdits chez ADA qui est actuellement très médiatisée en raison de l’affaire Yvan Godbout, à la collection Frissons chez les éditions Héritage et, bien sûr, aux collections Zone Frousse et Zone Frousse plus aux éditions Z’ailées qui, connaissent un grand succès.

« On sent également un grand intérêt pour la littérature québécoise en général. D’ailleurs, selon Gaspard (une organisation qui chiffre les ventes chez les libraires indépendants membres), 35 des 50 titres dans les meilleurs vendeurs proviennent d’éditeurs québécois, ce qui est très encourageant pour la littérature d’ici. Qu’on pense à Patrick Senécal, Martin Michaud, Francine Ruel, David Gaudreault, Louise Tremblay-d’Essiambre, notamment, les lecteurs aiment lire des auteurs québécois », observe Madame Lachapelle.

Dans la catégorie des ouvrages pratiques, elle remarque la tendance aux livres de cuisine végétarienne et végane qui sont signés par de nombreux chefs et artistes connus. « Je suis prête à parier qu’on devrait en voir plusieurs autres sur les tablettes au cours de la prochaine année. » Et qu’en est-il de la littérature jeunesse, domaine dans lequel elle baigne depuis plus de 10 ans? « Les romans graphiques sont de plus en plus abondants et on voit surgir des livres hybrides avec des mélanges de genres sous une même reliure. Les séries ont aussi encore la cote et on voit régulièrement des personnages vivre des aventures dans plus de dix tomes. »

Domaine immobilier

Josée McFadden et Nathalie Durand, courtières dans le domaine de l’immobilier, font part de ce qui se vend le mieux, de ce qui est de plus en plus en demande sur le territoire témiscamien. D’abord, les maisons de campagne avec un grand terrain ont la cote, surtout si elles sont situées près des centres. « On dit grand terrain, mais lorsqu’on parle de maison, on parle de clé en main et de ce qui est plus petit comme maison », spécifie Josée McFadden. Les deux spécialistes constatent que la tendance des mini-maisons n’est pas encore tout à fait arrivée au Témiscamingue, mais que la vague se fait sentir. Les garages sont aussi un critère de choix pour les gens de la région puisqu’ils sont nombreux à posséder une motoneige, un VTT ou un bateau. Une autre tendance qui gagne du terrain depuis plusieurs années et qui est loin de disparaître, ce sont les maisons au bord de l’eau. « Comme je l’ai mentionné tantôt, c’est le « clé en main » qui est le plus tendance, surtout auprès de la nouvelle génération qui aime moins les rénovations », termine Madame McFadden.

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Dominique Roy