Actualités

Un tipi créé par des élèves pour des élèves

0 77

Le 14 novembre, dans les alentours de 13 h 30, avait lieu l’inauguration du résultat d’un projet d’envergure réalisé par des élèves de l’école Marie-Immaculée de Latulipe. En effet, les élèves de 5e et 6e année ont participé, l’année passée, à un projet avec Fusion Jeunesse qui consistait à construire un lieu de rassemblement pour les élèves du 3e cycle lors des récréations. C’est un tipi qui trône désormais dans la cour d’école, pour le plaisir de tous.

 

Ce sont les élèves qui ont mené à bien la conférence grâce à leurs cinq représentants, Daphnée Éthier, Laurence Gingras, Anabel Gravel, Nick Brouillard et Ézéchiel Roussel. Cette initiative est à l’image du projet selon Joanne Larose, directrice de l’école Marie-Immaculée. « Depuis le début, ce projet a été celui des élèves. De l’idéation à la conclusion, c’est avant tout leur réalisation et je suis extrêmement fière de leur travail », explique-t-elle. Un travail qu’ils ont réalisé dans l’intégralité de l’idéation à la conception finale en passant par la recherche des matériaux et la planification budgétaire. Questionnés sur les étapes qu’ils ont préférées, les cinq représentants en ont nommé plusieurs comme l’écorçage du bois et la coupe en forêt. Ils travaillaient sur le projet à raison d’un après-midi par semaine. La moitié du groupe commençait à un poste de travail et, à la sonnerie de la cloche, changeait d’atelier. Chacun d’eux a donc vraiment pu toucher aux différentes étapes du projet. De savoir qu’ils allaient travailler sur le tipi durant la journée devenait une motivation pour aller à l’école le matin.

 

Fusion Jeunesse est un organisme à but non lucratif qui organise des projets dans les écoles afin de contrer le décrochage scolaire. C’est donc Marouan Rejeb qui est arrivé en janvier 2018 pour partir un projet en Design environnemental pour Fusion Jeunesse avec les élèves. Au premier abord, le design environnemental consiste à trouver des idées pour embellir leur environnement. « Nous avions toujours une approche environnementale dans la réalisation et le choix du matériel du projet », indique monsieur Rejeb. Francis Cyr-Barrette et Jean-Christophe Beauchamp ont également contribué aux projets en aidant dans les différentes étapes de conception. L’idée du tipi voulait également reconnaître la culture autochtone dans le milieu. Un atelier de couture a également permis aux élèves de confectionner des coussins rembourrés de bran de scie ou de laine de mouton pour habiller l’intérieur du tipi. Résidant à Rouyn-Noranda, monsieur Rejeb devait faire beaucoup de route pour venir encadrer le projet et il a été impressionné et motivé par le dynamisme des jeunes dans la réalisation de ce projet.

 

Déjà de nouveaux plans se préparent pour continuer à embellir la belle création de ces élèves du primaire. Ils désirent fabriquer des bancs en bois qu’ils ajouteront au tipi pour pouvoir s’asseoir et lire. Ces bancs devraient pouvoir s’ouvrir pour y ranger diverses choses. Ils vont également peindre des dessins issus de la culture autochtone sur la toile du tipi. Les enfants parlaient avec enthousiasme et fierté de leur création.

About the author / 

Claudelle Rivard