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Un voyage en sac à dos à 17 ans

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Du 2 au 11 mars derniers, Lexie Lachapelle, de Ville-Marie, et Michaël Desrochers, de Fabre, ont vécu une expérience hors de l’ordinaire pour des jeunes de leur âge. Alors que plusieurs adolescents profitent de la semaine de relâche pour voyager en famille, les deux amis de 17 ans, qui en sont à leur dernière année d’études secondaires à l’école Marcel-Raymond de Lorrainville, ont parcouru la côte Pacifique du Costa Rica, seuls, avec leur sac à dos.

« Au début, c’était un plan à quatre. Finalement, on s’est retrouvés tous les deux parce que ce ne sont pas tous les parents qui voulaient que leur enfant de 17 ans parte seul », raconte Lexie Lachapelle. La destination du Costa Rica s’est imposée par elle-même puisque le pays est considéré comme l’un des plus sécuritaires en Amérique centrale. Aussi, plusieurs membres de leur entourage, amis, familles et enseignants, leur avaient vanté l’endroit. Ils avaient donc de bonnes références.

Organiser un voyage sac à dos quand on n’a pas atteint l’âge de la majorité suppose une préparation plus minutieuse. « Le plus difficile a été de convaincre nos parents. Quand un parent hésitait et qu’il parlait à l’autre parent, ça faisait en sorte qu’ils s’encourageaient dans leurs hésitations », dit Lexie en riant. Avec la persévérance, ils ont réussi. Le fait que Lexie parle l’espagnol et qu’elle a l’habitude de voyager a joué en leur faveur. Les inquiétudes se sont atténuées lorsque la mère de Michaël a téléphoné à l’ambassade pour se renseigner. Les informations transmises étaient plutôt rassurantes. Cet appel leur a permis de recevoir de précieux conseils, comme celui de préparer leur itinéraire de A à Z avant de partir. Un conseil qu’ils ont respecté… à moitié.

Lexie et Michaël ont d’abord déterminé la route qu’ils voulaient suivre. Ils ont réservé leur chambre pour les deux premiers soirs. Pour le reste, ça s’est décidé sur place, au fur et à mesure. Bien sûr, ils étaient en contact avec leurs parents. Ceux-ci savaient en tout temps où ils étaient.

Leur but était vraiment de goûter à l’aventure d’un voyage en sac à dos en dormant dans des auberges de jeunesse, en parcourant les parcs nationaux et en évitant le piège des excursions très dispendieuses qui sont, aux dires de Lexie, une arnaque pour les touristes. Liberia, La Fortuna, Monteverde, El Castillo et Montezuma, entre autres, font partie des endroits visités. La veille, ils fouillaient sur le web pour décider ensuite où ils iraient le lendemain en sélectionnant des auberges de jeunesse où l’âge d’admission n’était pas indiqué clairement. Pour se rendre d’un endroit à l’autre, ils ont opté pour l’autobus, un système de transport qu’ils ont trouvé vraiment bien organisé et facile à comprendre. Ils ont apprécié la gentille des « locaux » qui leur venaient en aide spontanément.

La randonnée fut leur principale activité et une journée de surf était aussi l’horaire. Si c’était à refaire, ils n’hésiteraient pas à revivre l’expérience. Toutefois, les deux aventuriers se disent déçus de leur passage dans les parcs nationaux. Ils y ont apprécié la forêt luxuriante du Costa Rica, mais la faune n’était pas au rendez-vous. Ils auraient aimé observer différentes sortes d’oiseaux ou d’autres animaux, mais ils n’ont rien vu de bien impressionnant. Qu’ont-ils aimé le plus de leur voyage? « La nourriture! », répond Michaël sans hésitations en parlant des délicieux plats typiques du pays, comme le riz et les fèves.

Côté budget, ils n’avaient pas de montant précis en tête à leur départ. « On faisait attention. On ne voulait pas dépenser en fou. On voulait que ça coûte le moins cher possible. Comme la tyrolienne à 78 $ chacun, on a laissé faire. On ne se privait pas de manger, par exemple », explique Lexie en ajoutant qu’ils privilégiaient les auberges de jeunesse avec le déjeuner inclus. « Je n’ai pas encore fait le calcul de mes dépenses, mais je sais que ça m’a coûté en bas de 1500 $ », affirme Michaël avec satisfaction.

Évidemment, ce voyage les marquera pour toujours, et leur amitié semble être demeurée intacte. Pour Michaël Desrochers, il s’agissait de son premier voyage à l’extérieur du Canada. Tout porte à croire que ce ne sera pas son dernier. Quant à Lexie, il s’agit d’un autre pays à rayer de sa « bucket list », elle qui en avait déjà visité sept avant celui-ci.

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Dominique Roy