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Une coopérative funéraire à l’image des Témiscamiens

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C’est le 5 novembre dernier que les Témiscamiens étaient conviés à l’assemblée de fondation de la Coopérative funéraire du Témiscamingue. Patrick Blais, directeur de la coopérative de l’Abitibi-Témiscamingue et Sylvain Robert, qui occupe la direction générale de cette nouvelle coopérative, étaient sur place afin de se faire rassurants auprès de la population qui était présente en grand nombre. Pendant la soirée, le conseil d’administration a été formé de neuf membres.

Rappelons que le 21 octobre 2019, La Maison funéraire Robert et fils ainsi que le secteur du Témiscamingue de la Coopérative funéraire de l’Abitibi-Témiscamingue, annonçaient leur union afin de fonder une nouvelle coopérative pour la région. Précisons aussi que la création de la coopérative n’entraînera aucune mise à pied du personnel des maisons funéraires qui étaient sur le territoire. Au cours de la prochaine année, le CA devra se pencher quant au nombre de points de services qui resteront ouverts sur l’ensemble du Témiscamingue.

C’est avec enthousiasme que monsieur Robert voit la venue de cette nouvelle coopérative, alors que la Maison funéraire Robert et fils était la seule entreprise funéraire privée de toute l’Abitibi-Témiscamingue (et qui comptait 80 % du marché témiscamien). Le nouveau directeur général est sans équivoque : la mise en place de cette coop est une initiative qui permettra aux membres d’avoir un impact sur les services funéraires offerts en région. « C’est ce qui m’emballe dans ce projet : je la vends aux gens du Témiscamingue. Les décisions seront encore prises chez nous [au Témiscamingue] », se réjouit monsieur Robert.

Pour la clientèle, le directeur général ne voit d’ailleurs pas de changements significatifs. « Les contrats de préarrangements seront respectés et la qualité du service restera la même. » La coopérative du Témiscamingue pourra compter sur le soutien de la Fédération des coopératives funéraires du Québec qui regroupe une vingtaine de membres, selon les besoins, que ce soit pour la comptabilité, le Web ou les ressources humaines. L’entraide entre les coopératives des territoires adjacents, dont l’Abitibi et le Nord-est ontarien, sera aussi une dynamique intéressante et différera de l’habituelle compétition qu’a connu Sylvain Robert alors qu’il gérait une entreprise privée.

Robert et fils est une entreprise familiale qui existe depuis 101 ans. Monsieur Robert avoue que, même si plusieurs éléments très positifs ont pesé dans la balance, la décision de vendre a déclenché certaines émotions. Finalement, « ce qui est important, c’est le service que l’on rend aux gens, d’être là pour eux. Ensuite, il faut garder en tête que ce n’est qu’un nom d’entreprise », a-t-il souligné.

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Amy Lachapelle