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Une radio pour Kebaowek

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Kebaowek pourrait bien avoir sa propre radio communautaire, alors que le comité prévoit déposer sa demande au CRTC à la fin du mois de mai.

C’est suite à des concertations pour un plan stratégique que la communauté a manifesté le désir d’avoir sa propre radio. « C’est un projet qui vient de la population », de lancer le conseiller David Mclaren.

Celle-ci aurait un rayonnement d’environ 30 km, couvrant Kipawa, Témiscaming, Laniel, et Eldee en Ontario. Selon monsieur McLaren, la radio permettra de valoriser et promouvoir la langue et la culture algonquine. C’est une des motivations principales : « nos communautés reconnaissent l’importance de la réintroduction de la langue. Ça sera un bon outil de communication pour ça », confirme David Mclaren qui constate un intérêt renouvelé pour la culture de sa nation.

« Il y aura des interventions dans les trois langues (algonquin, français, anglais) pour toucher les trois communautés, mais la majorité des communications seront en anglais. Plusieurs capsules seront aussi en algonquin et quelques-unes en français également », annonce-t-il. Il considère que ce sera un moyen efficace de partager les enjeux et les préoccupations autochtones, mais aussi les bons coups. « Quand on parle des Premières nations, c’est souvent négatif ; pour parler des problèmes. Nous on veut montrer que notre communauté est dynamique et qu’il se passe de belles choses », ajoute-t-il.

« Au niveau du divertissement musical, ce sera aussi l’occasion de faire connaître les artistes des Premières nations. », souligne monsieur McLaren qui ajoute que la culture autochtone est riche même si les talents sont parfois méconnus du grand public.

Ce genre de projet existe à Long point first nation et dans plusieurs communautés algonquines et attikameks. Bientôt s’ajoutera la voix de Kebaowek.

 

 

About the author / 

Mathilde Mantha

Passionnée de lecture, d’écriture, d’art et de culture, elle a fait des études collégiales en littérature. Son désir de relever des défis l’a conduite au sein de l’équipe du journal le Reflet où elle peut contenter en partie, sa curiosité et son avidité d’information.