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Ville-Marie, ville verte

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La Ville de Ville-Marie se lance dans une réflexion environnementale. En effet, l’idée d’éliminer progressivement les sacs de plastique à usage unique dans les commerces de Ville-Marie est sur la table. Un processus de réflexion a été entamé pour trouver des pistes de solutions pour permettre cette élimination progressive et s’assurer d’avoir un bon plan B pour les touristes et pour faciliter la transition pour les citoyens.

Michel Roy, maire de Ville-Marie, a partagé un article sur la Ville de Bromont qui a décidé de bannir les sacs de plastique à usage unique afin de connaître l’intérêt de ses concitoyens à faire quelque chose de semblable. « Nous avions déjà commencé à réfléchir à l’option d’éliminer progressivement les sacs de plastique à usage unique et nous réfléchissons, car nous n’enlèverons pas les sacs de plastique avant d’avoir des solutions pour les commerçants et les gens qui les utilisent », explique monsieur Roy. Ils désirent trouver une solution économique ainsi que bonne pour l’environnement, ce qui n’est pas facile à trouver. Ils demanderont également de l’aide à Katy Pellerin, directrice du Centre de valorisation pour la MRC de Témiscamingue, pour pousser plus en avant les réflexions.

Une des solutions proposées est le sac en papier qui a déjà été refusé, car leur production demande une quantité très importante d’eau. « Nous cherchons vraiment la solution idéale, que ce soit économiquement, environnementalement et nous voulons également évaluer les offres qu’il y a ici en région », partage Michel Roy. Les sacs en tissus ont aussi été apportés comme choix possible. Ils poussent le questionnement jusqu’au type de tissu qui répondrait encore à la question économique, environnementale et production locale. Au Comptoir Jean XXIII, ils doivent se défaire de morceaux de vêtements qui sont soit brisés ou tachés. Une des options pourrait être qu’un organisme communautaire les transforme en sacs qui pourraient être laissés à la disposition des citoyens. « À Bromont, une des solutions était de laisser des bacs remplis de sacs que les citoyens peuvent emprunter s’ils ont oublié les leurs et de les ramener par la suite. Ils réfléchissent pour trouver une option qui permettra aussi d’accommoder les touristes qui ne seront pas habitués ou pour les oublis. Il ne faut pas que ce soit répressif » exprime monsieur Roy.  

Un autre sac en plastique à usage unique qui pourrait disparaitre est le sac que l’on utilise pour mettre nos légumes ou nos fruits à l’épicerie. « Ce sont les EnVERTdeurs qui nous ont parlé de l’alternative des sacs en filet. De plus, certaines personnes d’ici en fabriquent. Denis Nolet, chez Provigo est très ouvert à nos propositions. Il faut cependant se rappeler qu’ils ont des contraintes, entre autres d’hygiène, du MAPAQ. Il faut donc travailler ensemble pour trouver la meilleure avenue », ajoute Michel Roy.

Grâce au début de cette réflexion, plusieurs discussions en ont découlé. « Il nous faut avoir un plan B. Nous avons encore beaucoup de choses à faire avant de dire que nous faisons un mouvement là-dedans. Pour certains, ce sont les sacs de plastique que nous utilisons désormais qui sont la meilleure option, car ils sont économiques, recyclables et peuvent servir pour contenir les poubelles » raconte le maire de Ville-Marie. En effet, ce ne sont pas tous qui sont positifs face à cette annonce et ils apportent de belles réflexions à l’équipe de travail. Ils espèrent également que le projet pourrait intéresser les municipalités avoisinantes et peut-être travailler ensemble vers un monde plus vert. La réponse des citoyens leur a montré que l’intérêt est réel et qu’une grande majorité est favorable à cette annonce. « Le 15 avril, nous avons adopté la déclaration d’urgence climatique, après réflexion et étude. Nous sommes de plus en plus axées sur l’environnement et la qualité de vie des citoyens. Il y a peu de déchets dans les rues et sur les berges et plusieurs personnes, dont les enVERTdeurs, ramassent les déchets qu’ils trouvent. Tout cela est déjà très bien, mais nous pouvons en faire plus », précise Michel Roy.  

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Claudelle Rivard