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Des voyages qui forment la jeunesse

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Depuis longtemps, les échanges étudiants ont la cote puisqu’ils permettent d’enrichir le parcours scolaire et de se familiariser avec une nouvelle réalité dans un environnement étranger. Trois élèves de l’École Marcel-Raymond de Lorrainville viennent tout juste de profiter de cette aventure hors de l’ordinaire. De septembre à décembre, Alex-Ann Déry, Émilie Gignac et Lexie Lachapelle ont mis le pied en sol étranger dans le but d’apprendre une autre langue, de voyager et de se familiariser avec une nouvelle culture. À peine revenues au Québec et la tête encore dans cet ailleurs, elles ont accepté de partager leur expérience.

Pour Alex-Ann Déry et Émilie Gignac, c’est dans le cadre d’un programme scolaire qu’elles ont pu découvrir la réalité d’une autre province canadienne. Même si le processus d’inscription et de sélection est assez long, les deux filles s’entendent pour dire que les efforts en valent le coup. Chacune de leur côté, elles ont été jumelées à un élève anglophone habitant à l’extérieur du Québec.

 

Destination Alberta

C’est à Calgary qu’Alex-Ann Déry a vécu pendant trois mois. Accueillie à bras ouverts par une famille, celle-ci a tout de suite été immergée dans un autre univers. « Les membres de la famille où je suis allée vivre étaient de religion indienne. J’ai donc vu une autre culture, totalement différente de notre culture québécoise. Selon moi, cette expérience a été encore plus enrichissante grâce à ça », mentionne-t-elle. Plongée dans un autre univers scolaire, elle a d’abord connu la réalité d’une plus grande école puisque celle qu’elle fréquentait était composée de plus de deux-mille élèves. Une plus grande clientèle rime bien sûr avec un plus vaste choix de cours complémentaires : cuisine, mécanique, cosmétique, design, etc. « À son avis, c’est un moyen très efficace de raccrocher les jeunes à l’école. » Les méthodes d’enseignement sont aussi différentes. « J’ai également remarqué que les élèves sont beaucoup plus attentifs et intéressés par leurs cours. Je crois que c’est dû à ces méthodes. » De cette expérience de vie, Alex-Ann dit en être ressortie grandie et différente.

 

Destination Île-du-Prince-Édouard

Émilie Gignac a vécu à Statford, une ville située à une quinzaine de minutes Charlottetown où elle fréquentait l’école. Ces trois mois lui ont permis de vivre des moments mémorables. Elle se souviendra toujours de son voyage scolaire dans le Maine où elle a fait du camping sur une île et 25 kilomètres de canoë en deux jours. Voir le pont de la Confédération est un autre événement marquant. « Il est vraiment impressionnant. » Émilie ne peut passer sous silence la culture des patates qui est assez importante dans cette province. Elles font partie de pratiquement tous les repas. « Des patates, j’en ai mangé! On les mange sous toutes les formes : pilées, cuites au four, frites, cuites dans l’eau. » La gentille famille qui l’a accueillie, la formule semestrielle de son école, les fruits de mer frais et abondants font aussi partie des souvenirs qu’elle gardera de cette petite île très touristique.

 

Destination Espagne

Pour Lexie Lachapelle, l’échange étudiant relève d’une démarche personnelle plutôt que scolaire. « Ma tante est espagnole et elle connaissait un gars de mon âge qui voulait apprendre le français. On a été mis en contact, et trois semaines plus tard, Mario était chez moi. » En septembre, quand fut venu le temps pour Mario de rentrer chez lui, Lexie l’accompagnait pour découvrir le pays de son grand-père Alvarez. C’est dans la ville de Malaga, au sud du pays, qu’elle a été accueillie. Parmi les moments marquants, elle se souvient de la journée de la garde civile qui vise à souligner le travail des gardiens de la paix dans le pays, l’Halloween, fête lors de laquelle il est permis de se lancer des œufs dans les rues de la ville, la course de la ville de Malaga qui se fait en famille, le côté chaleureux des Espagnols, la famille qui est une valeur très importante dans ce pays, le nombre de repas (5) qui dépasse la quantité de ce qu’elle peut avaler dans une journée et la première fois où elle a réussi à prononcer le « r » en espagnol. Son univers scolaire a été totalement chamboulé puisque Lexie a fréquenté une école privée, catholique, fréquentée que par des filles. « Le rythme est aussi beaucoup plus rapide. Les filles de mon niveau scolaire sont âgées d’un an de moins que moi et elles voient de la matière que je vais voir cette année et l’an prochain. » Son passage en Espagne lui a aussi permis de visiter la Belgique, Paris, Amsterdam et l’Allemagne.

 

Toutes les trois s’entendent pour dire que l’expérience en est une des plus enrichissantes. Sans hésiter, elles recommandent l’expérience aux élèves du secondaire qui ont le goût de l’aventure. Si c’était à refaire, elles n’hésiteraient pas à revivre l’aventure.

 

Photo: Émilie Gignac, Lexie Lachapelle et Alex-Ann Déry

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Dominique Roy