Pourquoi les plantes sont-elles vertes ? Que révèlent les fossiles sur les mondes disparus ? Les 25 et 26 juillet derniers, le Fossilarium de Notre-Dame-du-Nord a invité les familles à chercher des réponses en observant, en manipulant et en expérimentant.
Présenté pour une deuxième année sous le thème Terre merveilleuse !, le festival des sciences visait à rappeler que la démarche scientifique ne se limite pas aux laboratoires ni aux manuels scolaires. Elle permet aussi de comprendre les phénomènes qui façonnent la vie quotidienne et l’environnement.
« La science nous aide à répondre à toutes sortes de questions. Nous voulons inspirer la curiosité des visiteurs, mais aussi leur montrer son importance dans notre société », expliquait Kate Davies, organisatrice de l’événement.
Durant la fin de semaine, les guides du Fossilarium ont animé des expériences et des ateliers pratiques destinés aux enfants comme aux adultes. Les visiteurs ont également pu parcourir gratuitement le musée et participer à des visites guidées. La programmation cherchait moins à fournir des réponses toutes faites qu’à montrer comment celles-ci sont obtenues.
Cette approche rejoignait particulièrement les plus jeunes, naturellement portés à toucher, essayer et questionner ce qui les entoure. « Les enfants aiment participer à des activités concrètes. Ils sont naturellement curieux, ils veulent apprendre et absorber de nouvelles connaissances. »
Le thème retenu dépassait toutefois le simple émerveillement devant les phénomènes naturels. Dans un contexte marqué par les changements climatiques et les incendies de forêt, le Fossilarium voulait aussi amener le public à réfléchir aux transformations de son environnement. Consacré aux sciences de la Terre, l’établissement pouvait s’appuyer sur ses collections pour montrer comment l’étude du passé contribue à mieux comprendre le présent.
Le rendez-vous estival existait déjà depuis plusieurs années au musée, mais il a été recentré sur la culture scientifique au cours des deux dernières éditions. Hydro-Québec, qui présentait l’activité, soutient le festival depuis environ une décennie.
Au-delà des expériences, Kate Davies souhaitait surtout que les visiteurs repartent avec une meilleure compréhension de la manière dont les connaissances sont construites. « Il y a des experts, des faits et un processus rigoureux. La science, ce n’est pas simplement une opinion. Elle contribue à nos connaissances, mais aussi à notre bien-être comme société. »