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Un drone peut interrompre la lutte contre un feu de forêt

2 août 2026

par : Journaliste | journaliste@journallereflet.com

photo : Filippos Sdralias by Unsplash

La SOPFEU rappelle à la population que le survol d’un incendie de forêt par un aéronef non autorisé était illégal. La présence d’un drone, d’un avion ou d’un hélicoptère privé peut obliger les équipes aériennes à suspendre leurs opérations au moment où chaque minute compte.

Un drone venu chercher des images spectaculaires peut suffire à clouer les avions-citernes au sol. La Société de protection des forêts contre le feu demande aux pilotes et aux compagnies d’aviation privées de demeurer à l’écart des incendies de forêt, soulignant que les intrusions dans ces espaces aériens mettent directement en danger les équipes déployées.

Chaque année, des drones, des avions, des hydravions ou des hélicoptères non autorisés pénètrent dans des zones où se déroulent des opérations de lutte contre les incendies. Or, plusieurs appareils peuvent déjà y circuler simultanément, dans un périmètre restreint où la fumée réduit la visibilité.

Dans ces conditions, l’arrivée imprévue d’un autre aéronef augmente le risque de collision. Elle menace autant la sécurité des pilotes que celle des pompiers forestiers, des travailleurs au sol et des personnes qui se trouvent à proximité du feu.

Des opérations forcées de s’arrêter

Le danger ne se limite pas à une possible collision. Lorsqu’un appareil non autorisé est repéré et que les équipes ne parviennent pas à communiquer avec son pilote, les avions et les hélicoptères engagés dans le combat doivent interrompre leurs opérations le temps de sécuriser l’espace aérien.

Les largages d’eau ou de produit retardant peuvent alors être suspendus, ce qui ralentit également le travail des équipes au sol. Une intrusion de quelques minutes peut ainsi retarder l’intervention pendant que l’incendie continue de progresser.

La SOPFEU insiste sur la responsabilité des propriétaires et des utilisateurs de drones, dont les appareils peuvent être difficiles à apercevoir depuis le poste de pilotage d’un avion-citerne ou d’un hélicoptère.

Une interdiction qui s’applique même sans avis

Le Règlement de l’aviation canadien interdit d’utiliser un aéronef à moins de 3 000 pieds au-dessus d’une zone d’incendie de forêt ou dans un rayon de cinq milles marins, soit environ neuf kilomètres.

Cette restriction demeure en vigueur même lorsqu’aucun avis aux aviateurs, appelé NOTAM, n’a été publié. Transports Canada peut également diffuser un tel avis pour élargir le périmètre interdit autour d’un incendie lorsque la situation l’exige.

Les pilotes doivent donc consulter les avis en vigueur avant de voler à proximité d’un feu, sans présumer que l’absence de NOTAM signifie que l’espace est accessible.

En renouvelant cet avertissement au cœur de la saison estivale, la SOPFEU veut rappeler une règle simple : au-dessus d’un incendie, un appareil non autorisé ne se contente pas de gêner les opérations. Il peut forcer ceux qui combattent le feu à se retirer temporairement, au risque de laisser les flammes gagner du terrain.

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