Seize feux en Abitibi-Témiscamingue dans un mois dominé par la foudre

8 août 2026

par : Journaliste | journaliste@journallereflet.com

photo : Max LaRochelle by Unslash

L’Abitibi-Témiscamingue a compté 16 incendies de forêt en juillet, alors que la foudre a contribué à faire grimper l’activité bien au-dessus de la normale au Québec. La région est arrivée derrière le Nord-du-Québec, où 22 incendies ont été recensés pendant le mois.

Dans l’ensemble de la zone de protection intensive, 90 incendies ont touché 1 675,2 hectares de forêt. La moyenne des dix dernières années pour juillet s’établissait plutôt à 66 incendies et à 1 115,7 hectares brûlés.

La foudre a été à l’origine de 41 % des incendies. Au total, 243 363 coups de foudre ont été enregistrés au Québec pendant le mois, soit près de trois fois la moyenne des sept dernières années. La seule journée du 14 juillet en a généré plus de 91 000.

Le Témiscamingue a directement ressenti les effets de cette activité. Le feu 296, au lac Marcoux, avait pris naissance le 27 juin dans la MRC de Témiscamingue. Causé par la foudre, il a brûlé 4 352 hectares avant d’être déclaré éteint par la SOPFEU le 5 août. Comme il avait commencé avant le mois de juillet, il n’était pas compris dans les 90 nouveaux incendies présentés dans le bilan mensuel.

Les conditions avaient aussi entraîné l’adoption de mesures préventives dans la région. Le 6 juillet, le Témiscamingue avait été inclus dans une interdiction de faire des feux à ciel ouvert en forêt ou à proximité. Une portion de la MRC avait également été visée par une interdiction de circuler en forêt et d’y accéder. L’interdiction de faire des feux à ciel ouvert a finalement été levée le 20 juillet.

Des températures légèrement supérieures aux normales, un manque de précipitations dans l’ouest du Québec ainsi que des vents soutenus ont favorisé l’éclosion des incendies et compliqué le travail des équipes. Certaines rafales ont également contribué à accentuer le comportement de plusieurs feux.

Même si la foudre a occupé une place importante dans le bilan, plusieurs incendies ont encore été déclenchés par des activités humaines. Les feux de camp mal éteints ont représenté 16 % des causes, devant les opérations forestières et industrielles, à 12 %. Les articles de fumeurs et les fils électriques ont chacun été associés à 8 % des incendies, tandis que les brûlages de rebuts en ont causé 4 %.

Au plus fort des opérations, près de 1 000 personnes ont été mobilisées simultanément au Québec. La situation provinciale était revenue sous contrôle à la fin de juillet, après plusieurs semaines marquées par la foudre, le temps sec et une charge de travail importante pour les équipes de la SOPFEU.

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