À l’approche de la saison froide, la MRC de Témiscamingue a rappelé aux propriétaires d’appareils de chauffage au bois l’importance de faire nettoyer leur cheminée avant de recommencer à l’utiliser.
Au fil des flambées, de la suie et de la créosote peuvent s’accumuler sur les parois du conduit. Comme ces dépôts sont inflammables, leur présence augmente le risque d’un feu de cheminée. Un conduit obstrué peut également nuire à l’évacuation de la fumée et des gaz de combustion, ce qui accroît le risque d’intoxication au monoxyde de carbone.
Le gouvernement du Québec recommande de faire ramoner une cheminée au moins une fois par année. La fréquence peut toutefois varier selon la quantité de bois brûlé, sa qualité et l’utilisation de l’appareil. Le printemps demeure le moment privilégié, puisque les dépôts sont alors plus faciles à déloger et que les propriétaires disposent de temps pour effectuer d’éventuelles réparations. Lorsque l’entretien n’a pas été réalisé au printemps, il devrait l’être avant la première flambée de l’automne.
Avant de remettre l’appareil en fonction, les propriétaires devraient aussi vérifier si le conduit contient des débris, notamment un nid d’oiseau, et examiner l’état de la maçonnerie, des joints, des briques réfractaires et de la cheminée extérieure.
Un refoulement de fumée, une odeur persistante de brûlé, un tirage plus faible ou une accumulation importante de suie peuvent indiquer qu’un nettoyage est nécessaire. Le simple recours à une bûche de ramonage ou à un additif chimique ne remplace pas le travail d’un professionnel, puisque ces produits ne retirent qu’une partie des dépôts.
En plus de nettoyer le conduit, un ramoneur peut vérifier l’ensemble du système de chauffage, repérer des pièces endommagées et s’assurer que les distances de dégagement autour de l’appareil sont suffisantes. Les résidents sont également invités à consulter leur municipalité afin de connaître les exigences qui s’appliquent sur leur territoire.