RYAM : Témiscaming presse Ottawa et Québec d’intervenir avant le 15 septembre

5 septembre 2026

par : Journaliste | journaliste@journallereflet.com

photo : Photo d’archive

À moins de deux semaines de l’arrêt économique prévu à l’usine RYAM, le maire de Témiscaming, Alain Gauthier, demande aux gouvernements fédéral et provincial d’accorder des aides financières directes et non remboursables afin de maintenir les activités.

Dans une publication adressée à la population, le maire a indiqué que des échanges avaient eu lieu avec des représentants du gouvernement du Québec pendant la fin de semaine. Une ligne de communication aurait également été établie avec le cabinet de Mélanie Joly, ministre fédérale de l’Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec.

Aucun engagement financier ni programme précis n’a toutefois été annoncé jusqu’à maintenant.

Financer les projets déjà amorcés

Du côté fédéral, Alain Gauthier souhaite que les projets de développement de nouveaux produits et de nouveaux marchés entrepris à l’usine de Témiscaming puissent bénéficier des programmes existants.

Il demande que cette aide soit versée sous forme de contribution directe et non remboursable, plutôt que de prêts. Le maire propose également qu’une partie des revenus tirés par Ottawa des tarifs et des contre-tarifs canadiens soit redistribuée mensuellement aux entreprises touchées.

Selon lui, le gouvernement fédéral détiendrait « 80 % des leviers » permettant d’intervenir dans ce dossier. Cette proportion avancée par le maire n’est toutefois accompagnée d’aucune donnée ou ventilation dans sa publication.

« C’est la guerre et ça prend des mesures de guerre », a-t-il affirmé pour illustrer l’ampleur de l’intervention qu’il réclame.

Une demande semblable à Québec

Alain Gauthier demande aussi au gouvernement du Québec de mettre sur pied de nouvelles aides non remboursables. Il estime que Québec devrait tenir compte des dépenses qui pourraient être évitées si les employés demeuraient au travail et si l’usine poursuivait ses activités.

Le maire présente également l’usine comme une pièce centrale d’un écosystème comprenant les travailleurs, les entreprises forestières, les infrastructures industrielles et les Premières Nations collaborant avec le milieu.

L’arrêt temporaire des activités de RYAM doit commencer le 15 septembre pour une durée indéterminée. L’entreprise a attribué cette décision aux tarifs douaniers américains de 50 % qui frappent ses produits.

Malgré ses démarches, Alain Gauthier a évité d’annoncer un dénouement prochain. Il a affirmé ne pas vouloir donner de faux espoirs, tout en maintenant que son objectif immédiat demeurait d’empêcher l’arrêt de l’usine.

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