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Culture

Une nouvelle enquête macabre pour GB Morin

Par : Joanie Dion

Après avoir plongé ses lecteurs dans une mystérieuse disparition avec son premier roman, Et si ce n’était pas une disparition, l’autrice rouynorandienne GB Morin récidive avec Les momies de Crown Cove, un deuxième polar où meurtres, mythologie et rites funéraires s’entremêlent.

GB Morin
Pour lire Les momies de Crown Cove, il est conseillé de s’attarder aux menus détails.
(Photo : Gracieuseté)

De son vrai nom Geneviève Morin, l’autrice a choisi de publier sous le pseudonyme GB Morin. Un choix qui comporte notamment un clin d’œil familial, puisque les initiales font référence à celles de sa mère. Elle trouvait également que ce nom, plus mystérieux, convenait mieux à une autrice de romans policiers.

Dès les premières pages de Les momies de Crown Cove, le lecteur est plongé au cœur d’une enquête inquiétante. Des corps sont découverts dans un hôtel désaffecté, à San Diego, et plusieurs questions surgissent : s’agit-il de meurtres ou de suicides ? Les victimes, retrouvées momifiées, semblent avoir été placées dans des mises en scène cérémonielles.

Le propriétaire de l’hôtel, quant à lui, est introuvable. Les enquêteurs entreprennent donc de retracer son entourage afin de tenter de comprendre ce qui s’est passé. Mais chaque piste semble les mener vers un nouvel endroit… et un nouveau cadavre. « C’est un jeu de pistes macabre », résume GB Morin.

À proximité des corps, les enquêteurs découvrent notamment des médaillons qui servent d’indices et les conduisent progressivement vers de nouvelles pistes. Le procédé rappelle à l’autrice le Seven, un thriller américain, mais plutôt que de s’appuyer sur les sept péchés capitaux, son intrigue puise dans les mythes et légendes du monde.

Un polar nourri par l’histoire

GB Morin détient une majeure en histoire ancienne et s’intéresse depuis longtemps à la mythologie, aux symboles et aux rites funéraires. Qui plus est, de nombreuses recherches ont nourri sa curiosité et son intrigue, afin de rendre les éléments historiques et médico-légaux du livre aussi crédibles que possible. « Mon souci, c’est la véracité de ce que je dis », explique-t-elle.

Les différentes traditions et légendes abordées dans le roman sont donc inspirées d’éléments réels. L’autrice y ajoute toutefois une part de fiction afin de construire son intrigue policière. Le résultat se veut à la fois divertissant et instructif. Les lecteurs sont invités à suivre l’enquête tout en découvrant différents mythes, symboles et rites funéraires issus de diverses cultures.

Pourquoi des momies à San Diego ?

L’idée de départ du roman est elle-même née d’une image qui s’est imposée à l’autrice : celle de momies découvertes dans un hôtel désaffecté. Restait à comprendre pourquoi des momies évoquant l’Égypte ancienne se retrouveraient à San Diego. Question qui devient l’un des fils conducteurs de l’histoire. GB Morin explore notamment la momification, les rites funéraires et la façon dont différentes cultures envisagent la mort.

« Est-ce que sont les gens qui ont choisi de mourir de cette façon-là, ou les a-t-on forcés à mourir de cette façon-là ? » lance-t-elle comme l’une des interrogations au cœur du récit.

Des personnes issues de différentes cultures, dont un archéologue réputé et des spécialistes des mythes et légendes, viennent également enrichir l’enquête.

Une enquête, plusieurs mystères

GB Morin insiste toutefois sur un point : malgré la place importante accordée à la mythologie et aux symboles, Les momies de Crown Cove demeure avant tout un polar. « On est vraiment dans le bon vieux thriller qu’on appelle polar », souligne-t-elle.

Les enquêteurs doivent notamment déterminer s’ils sont confrontés à une secte, à un tueur en série ou à un autre type de criminel. Pendant ce temps, les corps continuent de s’accumuler. « Si on aime se demander si on est capable de résoudre l’énigme avant la fin, ça vaut la peine de lire mon livre parce que c’est difficile », affirme-t-elle.

Le roman a demandé environ trois ans de travail à GB Morin, notamment en raison de l’ampleur des recherches nécessaires pour bâtir son intrigue. Elle invite d’ailleurs les lecteurs à porter une attention particulière aux petits éléments qui parsèment son récit. « Accrochez-vous sur les détails quand vous lisez mes livres », conseille-t-elle.

Bien que Les momies de Crown Cove mette en scène certains personnages du premier roman, il n’est pas nécessaire d’avoir lu Et si ce n’était pas une disparition pour comprendre l’histoire. Les deux intrigues sont indépendantes, même si les personnages survivants du premier livre font leur retour.

Le nouveau roman est déjà disponible dans plusieurs librairies de la région et ailleurs au Québec, ainsi qu’en ligne.

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