Culture

Là où l’imaginaire devient un chemin guérisseur

Par : Daisy-Anne Gagne

Le 26 septembre, Caroline Lefebvre, dévoilait son premier roman au public lors d’une soirée en formule 5 à 7, au Centre culturel de Val-d’Or. Le cygne noir, le premier tome d’une trilogie, a été lancé dans le cadre des Journées de la culture.

Photo 1 - Caroline Lefebvre
Caroline Lefebvre, auteure et entrepreneure
Daisy-Anne Gagné

Lors du lancement officiel, Mme Lefebvre invitait les enfants et les familles à venir découvrir l’univers de l’Astralia, un univers parallèle sorti de son imaginaire. Dédié à un public de dix à douze ans, la rencontre avec son personnage principal, Strauss Serpent, s’est avérée immersive pour le public. Bien plus que le protagoniste de l’histoire; il existe réellement. Tandis qu’il agit comme prodige de la contorsion en quête initiatique dans le livre, il exerce véritablement ce métier sur les scènes internationales. Par ailleurs, quelques élèves provenant des écoles locales ont pu assister à sa prestation au courant de la semaine, tout juste avant le 5 à 7.

Dans Le cygne noir, le personnage est un être spirituel qui est à l’écoute de son âme. Il affronte ses peurs et son destin tout en avançant vers une meilleure version de lui-même. En personne, l’auteure le décrit comme « un être très lumineux », éclairant les pièces à son passage. Strauss Serpent, de son vrai nom Mpandou Kenfack Joress, se dit excité d’avoir réalisé un tel projet avec la Québecoise. « Je cherchais à savoir quel était mon but, que je sois au Canada. C’est vrai que ça a pris du temps, mais comme les choses de la nature, ça prend du temps, mais ça arrive au bon moment […] Ce livre est un miroir pour tout le monde. Pour ceux qui ont le courage, ceux qui ne s’en sortent pas mentalement, ceux qui ont des imperfections », relève-t-il.

Sachant qu’elle écrirait un livre un jour, elle a été inspirée par l’artiste de renom. L’auteure et entrepreneure a finalement réussi à faire vivre le récit qui se tricotait dans ses pensées depuis quelques années. « C’est l’histoire qui est venue à moi et, ça a été un peu une série de hasards qui a fait en sorte que j’ai raconté cette histoire et que je l’ai racontée de cette façon. C’est comme le fruit de mes études [psychologie transpersonnelle, psychanalyse et shamanisme] puis le fruit d’un filon qu’on m’a donné », affirme-t-elle. En effet, le récit de la vie de Strauss Serpent lui a été raconté par une de ses amies, une maquilleuse du Cirque du Soleil où il s’est déjà donné en prestation. Les péripéties de l’homme nourrissaient tellement sa créativité qu’elle en a écrit un livre du genre fantastique.

Photo 2 - Strauss Serpent

Le public a assisté à une courte prestation de Strauss Serpent. (Crédit Photo : Daisy-Anne Gagné)

Englobant des thèmes tels que le courage, l’identité, les différences et les liens entre les gens, Caroline Lefebvre sait que son univers amènera les enfants à vouloir s’y plonger. « Vers 10 et 12 ans, ils sont encore très forts sur l’imaginaire et ils ont besoin d’alimenter ça, mais ils commencent à être à un âge aussi où ils se posent des questions et où ils sont très, très brillants. Leur innocence est présente, mais ils sont très visionnaires et ils sont très alliés dans leurs questionnements », pointe-t-elle. Son roman, selon elle, peut être intégré aussi tôt dans le développement des enfants, car même s’il se veut philosophique, les concepts spirituels sont illustrés par la précision de la plume de l’auteure. Ainsi, puisque l’histoire est racontée d’une façon assez simple, les jeunes lecteurs n’auront pas de difficulté à comprendre son sens profond.

Déjà publié en Europe, l’ouvrage profite désormais de sa diffusion partout au Québec. Concernant le lancement, il se devait d’avoir lieu à Val-d’Or, la ville natale de Mme Lefebvre. Comme elle y est née, y travaille et ses enfants y grandissent, l’emplacement de l’événement comptait beaucoup pour elle. De plus, le moment choisi durant les Journées de la culture l’a aidé à promouvoir sa soirée. « Le timing durant les Journées de la culture était vraiment super, et c’est moi qui ai reçu une invitation de Carmelle Adam, la directrice de VoArt […] Je me suis comptée vraiment chanceuse de bénéficier de cette tribune-là : les communiqués de presse qui provenaient de la Ville de Val-d’Or et du démarchage pour les Journées de la culture. »

Durant la soirée, Strauss Serpent et Caroline Lefebvre ont dévoilé plusieurs aspects importants du processus, dont leur rencontre et l’importance de cet ouvrage pour eux. Le public, comprenant les proches, ont été témoins de l’agilité du contorsionniste pendant qu’un passage du livre était récité. Espérant que ses lignes fassent réfléchir ses lecteurs, l’auteure indique, en terminant, qu’il « faut toujours avoir un doute méthodique et créer ses opportunités ».

Photo 3 - Histoire de leur rencontre

L’auteure et sa muse racontaient leur rencontre au public. (Crédit Photo : Daisy-Anne Gagné)

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